.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Charrier, Charles-Eric

1ère partie :

Le : 04-10-2014

Lieu : Nantes, Théâtre de la Ruche

compte rendu proposé par Fabien et publié le 12-11-2014

C'est dans le petit Théâtre de la Ruche que Charles-Eric Charrier nous a convié en ce samedi soir pour nous délivrer un concert intimiste et en formation resserrée. Il nous accueille devant le théâtre, sans stress, comme si ce qui allait se passer allait être quelque chose de tout à fait banal. Mais on le sait, il n'y a jamais rien eu de banal dans ce que fait Charles-Eric Charrier. L'endroit reste inhabituel. Ce n'est pas une salle de concert classique, rien qui pourrait ressembler de près ou de loin à une ambiance très rock. Non, ici on est proche de la scène, l'espace est resserrée, intime et feutrée. Conditions idéales à ce que nous allons écouter. Tout sourire avant le concert, Charles-Eric Charrier l'est encore quand il arrive sur les planches accompagné de ses deux musiciens (un batteur et un percussionniste-guitariste). Lui au centre avec sa basse et les deux musiciens sur les côtés. Au rythme de son instrument, Charles-Eric Charrier va susurrer des pensées vagabondes, comme des haïkus sensibles et chaleureux. Sa voix grave et profonde nous rassure et nous berce comme pour nous emmener vers un ailleurs qu'on n'aurait jamais imaginer. La musique, elle, est dans le même esprit mais jamais linéaire. Elle est en relief, toujours en mouvement, comme celui de la mer, faussement régulier. Ainsi, elle peut être tantôt caressante, tantôt tumultueuse mais sans aller jusqu'à la tempête. On reste dans l'ordre de l'intime, de l'intériorité. On pourrait presque fermer les yeux et s'imaginer de nouveaux paysages. Heureusement que nous sommes assis, peut-être un peu à l'étroit mais ce n'est pas si important. Ce qui l'est c'est ce qui se passe sur scène. Un bel exercice de maîtrise, de poésie sonore et textuel qui ferait presque penser à un exercice d'improvisation où les musiciens, autour d'une idée de départ, se laisser aller mais toujours reliés les uns aux autres, en symbiose, en harmonie. Les morceaux, plus ou moins long, s'enchaînent avec simplicité. D'ailleurs, on a un peu tord de parler de durée ou de temps. Celui-ci n'a clairement pas d'importance ici. Lorsque le concert s'achève, on ne sait pas vraiment combien de temps le trio a joué. On ne regarde même pas l'heure. On s'en fout même un peu. On réclame un petit rappel, ce que n'avait pas spécialement prévu Charles-Eric. Comme une boutade celui-ci demande si quelqu'un dans la salle serait prêt à le faire. A la surprise générale, une voix grave se propose de venir sur scène avec sa guitare. C'est avec un double étonnement que Charles-Eric l'accueilli sur scène puisque se révéla être un travesti qui s'exécuta avec sans tarder et non sans amusement. Charles-Eric, un peu désarmé, laissa la place peu à peu. On finira par le retrouver pour un after sur le pouce qui nous permis de parler un peu. C'est qui est à retenir c'est bien la qualité, une fois de plus, et l'intensité de la musique de Charles-Eric Charrier. Un bon moment de voyage intérieur.

A voir également :

https://soundcloud.com/charlescharrier

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