.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1, Partie 7

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 21-08-2014

Pas facile pour Kataklysm de rivaliser. En effet, quasiment à la même heure sur la Mainstage 01, Iron Maiden a attiré à eux une grande partie de la foule, ce qui provoqua d'ailleurs des conditions de circulation un peu difficiles. En tout cas, la mobilisation autour de Maiden a été plus qu'impressionnante. Pour les canadiens de Kataklysm, seuls les plus motivés sont restés sous l'Altar et heureusement pour eux ils n'étaient pas qu'une poignée mais on pouvait difficilement dire qu'ils ont fait le plein. Un peu dommage pour un groupe qui méritait l'affluence des grands jours. Oui, car Kataklysm était en forme et le groupe était parti en résistance face à le déferlante Maiden. Il ne s'agit pas d'opposer les deux groupes mais les membres de Kataklysm avaient pleinement conscience du challenge qui les attendait. C'est sans doute pour cela que leur chanteur ne cessera entre les morceaux d'haranguer la foule pour les faire réagir et montrer que le death metal a aussi de nombreux fans. En soi, on le savait déjà mais une piqûre de rappel ne fait pas mal. Quoi qu'il en soit Kataklysm aura été impeccable et sans déchets. Et même si on pouvait entendre au loin, entre deux morceaux, le tumulte Maiden, les canadiens auront su pleinement captiver notre attention. Quand on est bon, on est bon. Point.

Cela aurait pu être la même punition pour Death to All (anciennement Death) mais c'est bien Watain qui subira la concurrence de Bruce Dickinson et de ses sbires. Mais bon, pas d'inquiétudes. A priori, tout s'est bien passé pour eux. A leur suite, donc, ce sont bien les anciens membres de Death qui remontent sur scène pour rejouer les morceaux du regretté Chuck Schuldiner, emporté à 34 ans par une saleté de crabe. C'est sans doute le seul et vrai instant nostalgie de ce Hellfest 2014. L'émotion est là, palpable, comme si la légende continuait. Schuldiner, là où il se trouve, pouvait être fier de ce qu'il a accompli. Sa musique est toujours vivante et personne ne l'a oubliée. Les grands classiques du groupe sont alors joué et Max Phelps (qui joue en lieu et place de Schuldiner) s'en tire mieux qu'avec les honneurs. Pendant un instant on se serait cru retourné vingt ans en arrière. Pourtant, il n'est pas question de verser la moindre petit larme mais bien de célébrer la musique de l'un des titans du metal. Et la chose a été bien faites et par ceux que beaucoup considèrent comme étant les meilleurs musiciens que Death ait eu en son sein (Sean Reinert, Steve DiGiorgio et Paul Masvidal).

L'heure commence à être tardive et Enslaved clôture cette première journée sous la Temple. La foule est encore bien présente sous la tente alors qu'à l'extérieure la foule s'est bien dégrossie. Pour certains c'était voir Maiden et mourir. Cependant, il y avait encore de belles choses à voir après et Enslaved en faisait largement parti. Enslaved n'est sans doute pas le groupe le plus impressionnant que l'on est vu ce vendredi mais le fait qu'ils soient tête d'affiche n'est pas vraiment usurpé. Leur black metal technique et progressif a fait ses preuves depuis bien longtemps et les norvégiens sauront montrer tout leur savoir faire devant de nombreux aficionados. Sans avoir été particulièrement ému par leur set, on peut leur accorder le fait que le groupe est parfaitement rodé et rompu à l'exercice du live. Leur longue expérience a parlé et a fait la différence. Constant dans l'effort, Enslaved ne décevra pas. Et le black metalleux de s'en aller ravi d'avoir fini sa journée sur une bonne note et un Enslaved suffisamment en verve même si on aurait aimé quelque chose d'un peu plus grandiose.

Enfin, journée finie, c'est vite dit, puisqu'il y avait encore Septicflesh a passer sur la scène d'en face. Et ce côté grandiose et grandiloquent, ce sont bien les grecs qui vont nous le donner. Apparaissant dans une combinaison digne du Dune de David Lynch, le chanteur du groupe se montrera des plus impressionnant. Le groupe se mettra au diapason de son charismatique leader. Septicflesh fera, en tout cas, tout son possible pour rendre son set aussi théâtral que possible sans que cela devienne non plus ridicule. Du spectacle, rien que du spectacle. Décorum, costumes, attitudes sont les apparats du groupe et il faut que cela soit efficace car ce que fait musicalement Septicflesh ne peut raisonnablement pas accepter l'inertie. De fait, les grecs font du bon boulot et chacun en prend plein ses mirettes tout en chatouillant agréablement les tympans. Dans une ambiance « petit vampire, mon ami », Septicflesh est donc plus que performant. D'ailleurs on ne peut les blouser ceux là. Ils sont passés maîtres en la matière. La conclusion est donc belle autant qu'elle est amusante. Bon allez, au dodo cette fois ?

Crédits Photos : Romain Ballez

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