.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1 - Partie 5

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 20-07-2014

Destroyer 666 sous la Temple où trône déjà en surplomb et en grand le signe de la bête, c'était l'endroit tout désigné pour les australiens. La chaleur, à l'extérieur est déjà écrasante et à l'intérieur des tentes ce n'est guère mieux. K.K.Warlust et ses comparses peuvent bien montrer leurs gros muscles et défiler sur la scène comme à la parade, il n'en demeure pas moins qu'à cette heure ci de la journée (il est 16h00 environ) on continue de prendre cher. Mais personne ne se plaint car tout le monde a encore en tête l'édition de 2007 qui était son exact opposé en ce qui concerne la météo. On savoure comme on apprécie la présence de Destroyer 666 (une deuxième venue en ce qui les concerne). Mais bon, comme tout bon groupe de death metal, la fantaisie n'est pas leur fort et tout se situe au niveau de la posture et d'une musique distillée avec autant de brutalité que de d'intensité. Sans pitié, Destroyer 666 ne fera pas de quartier et ne baissera la garde qu'un court instant pour rendre hommage à Selim Lemouchi de The Devil's Blood, récemment disparu. Quoi qu'il en soit, sans être spécialement ébouriffants, Destroyer 666 aura été à la hauteur de ce que l'on attendait d'eux. L'honneur est plus que sauf.

Bon, Therapy ? cela n'a jamais été vraiment ma came. Au mieux, cela peut me rappeler mes jeunes années. Même à l'époque de Troublegum j'avais un nette préférence pour des groupes comme Dinosaur Jr ou Mudhoney qui n'ont pas eu une notoriété équivalente. Pour autant, les voir aujourd'hui n'est pas scandaleux et cela peut se justifier. Il est indéniable que les irlandais, qui n'ont jamais vraiment lâché la bride, n'ont rien à envier à des formations plus actuelles. Therapy ?, donc... Même si cela sent un peu le réchauffé mais on voit bien qu'Andy Cairns et ses deux camarades jouent avec de l'envie et une bonne énergie. Inévitablement ils interpréteront leurs classiques, comme Nowhere par exemple, et il y a fort à parier que la plupart d'entre nous n'attendaient que ça plutôt que les morceaux les plus récents. Quoi qu'il en soit, le set de Therapy ? était tout à fait honnête autant qu'il était sautillant. Leur passage au Hellfest n'était donc pas forcément inutile.

On reste sur les mainstage pour voir Trivium qui, au dernier moment, c'est à dire la veille, a souhaité jouer plus tôt au lieu de faire la clôture de cette première journée. De fait, ils ont échangé leur horaire avec Death Angel qui, sur les coups d'une heure du matin, jouera devant pas grand monde. En tout cas, changement d'horaire ou pas, Trivium était largement attendu. Plus que Therapy? en tout cas. Dans un décor montagnard en polystyrène, Trivium se montrera particulièrement à son avantage malgré des petits soucis de son en début de set. Si le groupe a été pour le moins statique (décor oblige), il compensera largement par une exécution des morceaux aux petits oignons. D'ailleurs le public, réjoui, n'attendait que ça et se montrera nettement plus vivace (un bon gros wall of death en fin de set) que pour le concert précédent. Trivium était donc en forme et a largement confirmé les bonnes impressions laissées par son passage au Hellfest pour l'édition 2012. Les américains étaient au taquet ce qui a ravi tout le monde, sans exception.

Ce n'est pas parce que certains groupes sont rares qu'ils sont forcément bons quand on les voit. Enfin, pour le cas de Nocturnus AD, composé de musiciens au lourd passif, on ne peut être que mitigé. Déjà, si on n'aime pas les solos de guitare à rallonge, il est clair que ce n'est pas devant Nocturnus AD que l'on va prendre son pied. La particularité du groupe sera quand même d'avoir un chanteur, Mike Browning pour ne pas le citer, qui est aussi à la batterie, ce qui rend assez difficile la communication avec le public. D'autant plus difficile que celui-ci est en retrait par rapport aux autres musiciens. On assiste alors au set d'un groupe qui joue un death metal technique et progressif mais avec un chanteur quasiment invisible ce qui laisse une drôle d'impression. Même si les musiciens sont de qualité, le peu de chaleur que dégage les américains rend le concert assez vite lassant. A la limite on aurait presque pu s'asseoir. A leur décharge, la technicité des morceaux demandait aussi une concentration de tous les instants. A ce niveau là, Nocturnus AD aura bien rempli son contrat.

Et puis bon, si on veut avoir un chanteur charismatique autant aller voir Sepultura qui enchaîne juste après sur la Mainstage. A ce niveau là personne ne peut être déçu. Première constatation : Sepultura, comme il y a quatre ans, est en bonne forme et ce quel que soit le membre du groupe. Mais comme d'habitude, les regards se cristallisent sur Derrick Green qui fait le show en allant jusqu'à accompagner aux percussions leur nouveau batteur, Eloy Casagrande. Dans le fonds, même si les frangins Cavalera sont ailleurs, Sepultura est toujours dans une bonne dynamique et ils le prouvent sur scène. Certes, le poids des ans commence à se faire sentir mais le groupe n'en est pas encore à vivre sur des acquis qui ne fond que perdre en force au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Non, Sepultura est toujours percutant, ce qui rend leurs différentes sorties encore pertinentes. En les voyant ici, on ne peut décemment pas dire le contraire. Mais qui en doute encore ? Sepultura sont encore des maîtres esthètes en leur domaines. En ce début de soirée, malheur à celui qui prétendra le contraire.

Crédits Photos : Romain Ballez

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