.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1 - Partie 4

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 12-07-2014

Tiens, du post-rock au Hellfest. Pourquoi pas après tout. Il n'y avait qu'un seul lieu pour accueillir les américains de Caspian en même temps et c'est bien la Valley. Une scène plutôt dédié aux stoner, doom, sludge et consort mais, de mémoire, je ne me rappelle pas qu'on ait programmé un jour un groupe de cette mouvance. Le Hellfest montre une fois de plus son ouverture d'esprit en faisant venir ce groupe que l'on classe facilement aux côtés de groupes comme Mogwai ou Explosion in the Sky. Evidemment, pour quelques personnes peu habitués à ce genre de musique cela ne pouvait qu'être nul à chier. Et manifestement, on n'a pas vu le même concert. D'une manière générale, Caspian a fait bien plus que se défendre même si le groupe n'était pas spécialement communicatif (ce qui, en soit, pour un groupe de post-rock est très relatif) et a reçu un accueil plutôt positif. Il faut dire que Caspian ne s'est pas loupé devant un public qui n'est pas forcément le sien à la base. Et pour cela, ils n'ont pas eu besoin de jouer leur va tout. Caspian s'est laissé aller à ce qu'ils savent faire de mieux, sans chichi particulier, en laissant le soin à l'auditeur d'apprécier leurs envolées électriques à fortes teneurs sensibles. Donc oui, il n'était inutile d'aller voir Caspian qui ont du aérer les synapses de pas mal d'entre nous. L'expérience a été concluante. On verra si les années prochaines confirmeront la venue des groupes du même acabit.

Bon, ce sera moins la tendresse avec Nasty. Enfin, pas la même. Annoncés comme un groupe de hardcore les plus virulents, les quatre belges mettront dans leur poche le public assez facilement. Matthi, le chanteur à tête d'ado arrogant, n'a, en effet, pas son pareil pour faire bouger la foule. Mosh et circle pits auront naturellement droit de cité. Notre homme n'hésitera pas non plus à se frotter au public (chose qui lui est assez familière) pour le plus grand bonheur de tous. Pour autant, il y a comme un arrière goût. Nasty ne semble pas être le groupe qu'on nous a vendu même s'il est très loin de démériter. Il y a sans doute une explication à cela. Nasty est sans doute plus à l'aise, comme bon nombre de groupe hardcore d'ailleurs, quand celui-ci est directement en contact avec son auditoire et non séparé par le pit photo dans lequel nous étions. Quoi qu'il en soit, Nasty ne semblait pas déboussolé non plus et aura parfaitement fait le taf. Nasty jusqu'au bout.

On revient sous la Valley pour Downfall of Gaia avec qui, quelque part, on reste dans la nébuleuse post-rock. Sauf que les allemands ont une forte tendance à s'orienter également vers le sludge ce qui explique plus logiquement leur présence ici. Ceci étant, Downfall of Gaia joue fort, très fort, trop fort même pour certains. Enfin, on n'arrivera quand même pas au niveau d'un Sunn o))) deux ans auparavant. Hormis ce petit souci auditif qui aura pu perturber quelques âmes sensibles, Downfall of Gaia aura fait montre d'une belle maestria, maîtrisant son sujet de bout en bout à l'exception, peut-être, d'un chant pas toujours à la hauteur. De toute façon, chez eux, le chant n'est pas un facteur primordial et tout leur intérêt subsiste dans la puissance et l'aura de leur musique. A ce niveau, l'essentiel sera plus que sauf même si, la plupart du temps, le public restera plutôt inactif et dans un statut de spectateur poli. C'est un peu dommage car Downfall of Gaia méritait sans doute un peu plus de considération.

Après le mur du son Downfall of Gaia, on ira se dégourdir les jambes avec les très bondissants Stick to Your Guns à la Warzone qui ressemble de plus en plus à vrai champs de bataille. Et pour être bondissants les américains le sont et sans se faire prier. Ca saute et bouge dans tous les sens et il ne faudra pas longtemps pour qu'un mosh pit se forme, suivi d'un circle pit à la demande de Jesse Barnett. Un travail à l'énergie et particulièrement efficace et ce grâce à une hardcore/metalcore mélodique rudement efficace et un chanteur qui n'aura de cesse de communiquer avec le public tout en ayant l'élégance de placer quelques mots en français. Un public qui ne demande qu'à ce que les groupes qui passent ici créent une ambiance explosive. Même si il y a de courts temps mort dans le set de Stick to Your Guns, il est évident que les californiens compenseront largement par l'énergie débordante qu'ils développent sur scène. Du bon boulot, percutant, bien dans la tradition hardcore. Rien à redire.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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