.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1 - Partie 3

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 07-07-2014

Du brutal en veux-tu en voilà. Avec Impiety, groupe venu tout droit de Singapour, on ne peut pas trop s'attendre à autre chose. Le problème, et aux dires de beaucoup d'ailleurs, avec ce groupe de black metal, ce sera le son qui fera penser à de mauvais choix pendant les balances. De fait, on aura eu le droit à un magma sonore dont les spécialistes du groupe auront eu eux mêmes du mal à distinguer des quels morceaux étaient joués sur scène. C'est un peu embêtant. Ce n'est pas l'engagement du groupe qui est en cause, ni même sa qualité intrinsèque mais bien le fait de plus assister à une bouillie sonore qu'autre chose. Impiety aura fait ce qu'il a pu et tentera de faire illusion du mieux qu'il peut. Les plus belles poses et les meilleures mimiques n'y feront rien, même les applaudissements et les encouragements polis. La Temple s'est vidé peu à peu le temps que le groupe joua ne laissant la place qu'aux fidèles parmi les fidèles. Et puis, de toute façon, il était l'heure de bouffer.

Ce ne sera pas la même histoire avec les nancéens de Blockheads. Et puis, bon, passer après le set pour le moins décevant d'Impiety, il n'y avait pas trop de mal à relever le niveau. Pour autant, Blockheads ne sont pas de ceux qui se contentent du service minimum. Ceux qui ne sont pas ressortis du concert complètement en sueur sont vraiment ceux qui se trouvaient en périphérie ou bien à l'arrière. Bon, j'exagère peut-être un peu mais l'ambiance n'est vraiment pas la même que sur le concert précédent. Et cela on le doit bien évidemment à Blockheads qui nous aura à l'énergie. Bref, du bon grindcore, efficace, percutant à souhait, mené par un Xavier Chevalier très en verve, bien remonté et engagé (dans tous les sens du terme) feront de ce set un des très bon moments de la Temple. Après Impety, on en avait bien besoin.

Pour ne pas perdre véritablement le rythme on se rend au set de Toxic Holocaust. Certes, on passe du grindcore au trash mais on pouvait faire confiance aux américains pour nous faire un show de qualité. Pour autant, il ne fallait pas être susceptible puisque le frontman de Toxic Holocaust n'aura eu de cesse d'invectiver le public sans être trop méchant non plus mais la bienséance nous empêche ici de rapporter les propos graveleux mais encore à peu près amicaux de Joel Grind. Mais l'essentiel n'est pas vraiment là. Ce qui compte ici c'est la qualité du set qui ne repose que sur un groupe à effectif réduit. On se dit de prime abord, qu'ils auraient peut-être eu plus leur place sur une scène plus petite mais dès les premiers morceaux on se rend compte que les américains sont tout à fait à l'aise et n'ont absolument aucun complexes. Occupant l'espace au mieux qu'ils pouvaient, Toxic Holocaust aura été à la hauteur de leur réputation. Pas de déception donc. Un groupe qui va à l'essentiel et en faisant quand même un peu plus que le métier. En fait, il n'y a rien de pire qu'un groupe qui cachetonne et, fort heureusement, Toxic Holocaust n'en est pas encore là.

Retour à l'Altar pour assister au set (incontournable, ma foi) de Loudblast. Et force est de constater que les vétérans français (ils vont quand même fêter leur 30 ans d'existence l'année prochaine) attire toujours un public nombreux. L'Altar est tout simplement pleine. Après leur passage de 2010, Loudblast était clairement attendu au tournant. Leur dernière prestation ici, avait été mémorable et celle-ci ne le sera pas moins. Propre, net, sans bavure avec un Stéphane Buriez en forme, comme tout le reste du groupe d'ailleurs. Logiquement, ce sont les morceaux les plus récents qui sont mis en avant et puis il ne faut pas oublier que Burial Ground était sorti que quelques semaines avant l'ouverture de cette neuvième édition du Hellfest. C'est tant mieux en même temps. Cela fait moins tournée de vieux combattants. D'autres auront eu moins de scrupules. Ceci étant, il était manifeste que Loudblast avait autre chose à donner. Bénéficiant de conditions presque idéales (et quand on parle de « conditions idéales » c'est au son qu'on fait référence, objet de tant de litiges ces dernières années), Loudblast ne fait pas de quartier. On n'en attendait pas moins.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

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