.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1 - Partie 2

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 05-07-2014

Quel bonheur de se retrouver sous la Valley. Une scène sur laquelle on a vécu tellement d'émotions. Sans plus que partout ailleurs dans l'enceinte du Hellfest. Enfin, c'est un avis tout à fait personnel que je ne partage qu'avec moi même. Ceci étant, le plaisir est là et pour cette édition 2014 on commence magnifiquement bien avec les français de Mars Red Sky dont on ne dira jamais assez de bien de leur dernier album, Stranded in Arcadia. Ils joueront d'ailleurs, sur le peu de temps qui leur aura été impartie, une bonne sélection de leur dernier opus. Pas spécialement démonstratif, Mars Red Sky se montrera néanmoins efficace et plutôt à la cool. Chose appréciable pour démarrer la journée qui sera, comme on le verra par la suite, très chargée et pas dénuée de rebondissements. En tout cas, Mars Red Sky aura été assez convaincant et sans complexes particuliers. Ils auront joué avec sobriété mais aussi avec la plus grande des sincérités accompagnant leur rock stoner à tendance psyché de la plus honnête des manières. Donc, oui, la journée commence sous de bons auspices.

Après ce bon moment on se dirige vers la Warzone qui, on l'a compris très vite, va perdre son surnom de Warboue pour celui de Wardust. De la poussière il en sera soulevé pendant trois jours et pas qu'un peu. Les fortes chaleurs y feront pour beaucoup. Pour autant, même, si sur le papier, le programme de la Warzone semble moins fort que celui de l'année dernière, cela ne sera qu'une impression. Là encore, on constatera des groupes largement motivés par leurs venues au festival et qui ne feront pas semblant. Le premier d'entre eux sera le groupe de Carl Schwartz (que l'on aura vu l'année dernière avec Bury Your Dead mais que l'on aura également vu évoluer au sein de Terror), First Blood qui distillera un hardcore rudement efficace devant un public qui commence à s'accumuler (et on verra que sur certains concerts, la Warzone fera plus que le plein). Les californiens, tout comme Mars Red Sky sous la Valley, amorcent parfaitement la journée et ce sans trop de fausses notes et avec une efficacité redoutable. On commence à croire que l'on risque d'avoir une édition tout à fait particulière. Mais pour l'instant, nous n'en sommes qu'au stade des frémissements.

Excité par cet idée que cette édition ne sera décidément pas comme les autres, on se dirige vers la Valley pour assister au set des doomeux à capuche de Conan. Lourdeur et puissance électrique sont au programme et rien ne saura perturber Conan à ce niveau. Dans une formule spartiate mais dégageant une brutale énergie, les anglais ne feront pas de sentiments, montrant (en partie) que leur dernier album, Blood Eagle, n'était pas une douce plaisanterie (d'ailleurs, comment aurait-on pu le penser?). L'arrivée cette année de Chris Fielding à la basse en serait-il pour quelque chose ? Difficile de le dire mais il est indéniable qu'il apporte un plus non négligeable du fait de son attitude particulière sur scène. Et il faut dire également que c'est une gueule qu'on remarque assez rapidement. Ceci dit, Conan sera comme beaucoup de groupes ce vendredi. Ils ne feront pas dans le détail et seront d'une efficacité écrasante.

La tension monte à la Warzone qui accueille les anglais de Brutality Will Prevail avec leur nouveau chanteur, Louis Gauthier (le précédent, Ajay Jones, n'étant pas parti dans les meilleurs termes). Du hardcore dans toute sa splendeur avec un groupe qui vient défendre sa dernière galette (Suspension of Consciousness) avec toute l'énergie adéquate. Une énergie suffisamment communicatrice pour que Louis Gauthier descende de scène pour aller se frotter au public (sans pour autant franchir la barrière du pit photographe, faut pas déconner non plus). Communicatrice également où il ne faudra pas longtemps pour décider le public à former un circle pit mur de poussière qui enchante à chaque fois petits et grands. Un groupe qui porte bien son nom et qui en bonne formation de hardcore digne du genre n'aura pas fait de quartier.

Cependant, il ne faut pas perdre de temps si on ne veut pas perdre une miette de Caspian qui va officier sous la Valley. Mais entre les deux scènes on fait toujours des rencontres inattendues. C'est le Hellfest.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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