.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1 - Partie 1

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 03-07-2014

Un an déjà. On n'a pas eu l'impression que le temps se soit écoulé lentement. L'édition 2013, c'est un peu comme si c'était hier. Mais il nous tardait d'arriver à celle de 2014, surtout quand les premiers noms ont été annoncé avec cette cerise sur le gâteau qu'est Iron Maiden. Maintes fois annoncés et espérés, les britanniques ont toujours échappé au Hellfest. L'année dernière c'était au profit de feu le Sonisphère (du moins son édition française). Il était dit que, cette fois-ci, ils n'échapperaient pas au festival ligérien. Quoi qu'il en soit, cela fait l'effet d'une bombe et malgré le prix d'un pass trois jours en sensible augmentation, les billets ont très vite trouvé preneurs et ce bien au-delà de toute espérance. Faut-il rappeler que l'édition 2013 avait réuni 112 000 personnes. Cette année ce ne fut pas moins de 152 000... Une forte augmentation qu'il aurait bien fallu gérer. Comme à son habitude, l'orga a mis l'accent sur l'accueil, un site plus grand (mais qui semble bien cette année avoir atteint ses limites) et une décoration hors norme. C'est en tout cas le premier constat lorsque l'on met les pieds dans l'enceinte du festival en ce vendredi 20 juin. La première crainte, et sans doute la seule, sera la difficulté à pouvoir se déplacer si la foule est au rendez-vous (et nous aurons l'occasion d'en reparler). En tout cas ce n'est pas encore d'actualité en cette matinée où la foule arrive à peine et n'est pas encore compacte.

Rude est donc la mission pour Angelus Apatrida qui lance les hostilités sur la maintsage et ce devant un public encore un peu clairsemé. Pour autant, les espagnols prennent leur rôle très au sérieux. Il faut dire que des groupes espagnols c'est assez rares et ces derniers profitent de la chance qui leur est offerte. Du coup, ils mettent les bouchées doubles et provoquent ce qui semble être le premier circle pit de cette édition 2014. Certes, celui-ci est encore un peu timide et l'ensemble du public, qui arrive par poignées, en est encore à se remettre des excès de la veille. Pour autant, Angelus Apatrida ne fait pas de fausses notes et nous met d'emblée dans l'ambiance. Il n'y aura donc pas de tour de chauffe.

Pas de tour de chauffe non plus sous la TempleNecroblood ne fait évidemment pas dans la dentelle et pour lesquels il vaut mieux avoir l'esprit on ne peut plus clair. Et puis, il n'y a pas être surpris. On est sous la Temple, le lieu, avec l'Altar, des musiques les plus sombres et violentes. Même si on ne fera qu'un passage éclair pour voir les français, on aura pu prendre la température de ce qui risque de s'y passer. Là encore, ce n'est pas la grande foule mais le public, autant que le groupe, semblent impliqués et promptes à répondre aux appels des abysses. L'essentiel est là.

Et puis bon, quitte à rester à l'ombre (parce que oui, il fait horriblement chaud...) autant se diriger vers la scène cousine qu'est l'Altar pour assister au set de Weekend Nachos. Hargne, puissance, violence, voilà ce qui caractérise la performance de ce groupe de Chicago. Dans une veine hardcore, les américains feront essentiellement parler leur force de frappe et ce avec une certaine décontraction entre chaque morceau. Là encore, voilà un combo qui fait le taf, certes sans grande fantaisie mais que ce soit malhonnête pour autant. Du bon boulot, de bonnes déflagrations et une bonne débauche d'énergie.

Il n'y a qu'à se retourner et on se retrouve pour le set de The Order of Apollyon, un poil plus sérieux et rigide que celui de Weekend Nachos. En même temps, ce n'est absolument pas le même registre et les franco-britanniques (dont certains membres étaient passés sur la même scène avec Aosoth) exercent un black/death metal des plus traditionalistes. Implacables, il est assez clair que l'on n'est pas là pour se marrer. Le concept même du groupe qui se qualifie dans une veine de propagande totalitaire religieuse est en soi tout un programme. De fait, tout le set est sur ce registre et même s'il ne sera pas forcément le plus impressionnant des groupes qui passera sur cette scène, The Order of Apollyon est un groupe qui marque des points avec ce concept de black metal en uniforme . Baal Shem Tov en maître de cérémonie (contrairement à ses autres projets) se révèle assez convaincant même si le côté un petit peu trop sérieux de la chose à tendance parfois à vous laisser un peu en retrait.

Retour sur la Mainstage pour un concert tout à fait étonnant. Celui de Crossfaith. Venu tout droit du Japon, ceux-ci n'hésitent pas à mélanger sonorités électroniques et metal. Une chose pas si fréquente quand on y pense. De plus, comme beaucoup de japonais, Crossfaith est dans l'exagération et ne calcule pas ses émotions. Cela aurait pu jouer contre eux, sonner faux ou être complètement à côté de la plaque. Mais cela ne sera pas le cas. En un mot comme en cent, Crossfaith dynamite la Mainstage. Groupe bondissant (leur batteur fou est à ce propos symptomatique de ce qu'ils sont), celui-ci est sûrement une découverte pour pas mal d'entre nous et se révèle être l'une des premières grosses claques par hasard. On ne provoque pas des wall of death par hasard. C'est bien que le courant est parfaitement passé entre Crossfaith et le public. Bonne pioche donc.

Crédits Photos : Romain Ballez

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