.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 3, partie 4

1ère partie :

Le : 23-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 03-03-2014

The Sword... ne les ayant jamais vu mais déjà entendu ce qu'ils faisaient, je ne m'attendais pas à ce qu'ils aient des tronches pareils. On dirait des fils de bonnes familles qui auraient décidé de se laisser pousser les cheveux histoire de faire chier leurs parents. En gros, ils n'ont pas forcément la gueule de l'emploi mais, dans le fonds, cela importe peu. Pour être du Hellfest, il n'y a pas de sélection au physique. Il y a déjà assez de censeurs comme ça. En tout cas et passé la petite surprise, The Sword nous délivrera un set tout à fait délectable et solide. Rien d'extraordinaire pourtant, mais le groupe fait son taf avec une belle abnégation faisant bien ressortir le côté toujours impeccable de leurs disques. Dans une ambiance assez polie, The Sword n'aura peut être pas convaincu tout le monde mais ceux qui étaient déjà des fans n'ont sans doute été ni surpris ni enthousiasmé mais repartis avec le sentiment que cette formation est dans le vrai et que sans être un grand groupe de scène il y a suffisamment de satisfaction dans ce qu'ils font pour qu'on ne leur porte pas vraiment rigueur de leur manque de charisme. En gros, un show plus qu'honnête et à la hauteur de leur réputation.

Une réputation qui n'est plus à faire en ce qui concerne les Buzzcocks par contre. Ces vétérans du punk british première génération ne sont évidemment plus de la première jeunesse mais ils peuvent encore en montrer à n'importe quelle jeune pousse. La bande à Pete Shelley semble increvable et cela se voit dès qu'ils investissent la Warzone. Il y a toujours une grande fraîcheur chez eux comme si le poids des années ne les atteignait pas. Si Shelley est tout en bonhomie, son camarade guitariste, Steve Diggle, se charge de faire le show, d'arranguer la foule, cracher, vitupérer et prendre des poses de rock star des plus amusantes. Ce n'est pas de l'arrogance mal placée, c'est juste du fun et rien d'autre. Les Buzzcocks enchaîne les morceaux, ceux que l'on connaît tous et qui encore aujourd'hui n'ont pas pris une seule ride. Ce qui aurait pu être un naufrage est en fait une belle leçon de maîtrise et d'énergie punk. A ce moment là, on se dit qu'on tenait là le concert de la journée sur la Warzone. On se trompait mais il n'en demeure pas moins que la performance des Buzzcocks était tout simplement bluffante. On nous avait pourtant prévenu et bien qu'ayant une confiance quasi aveugle en la personne qui nous en avait parlé on était un peu méfiant. On avait tort. Qu'on se le dise, les Buzzcocks sont toujours dans le coup.

On retourne sous la Valley pour ce qui aurait du être le concert de Clutch. Cependant, le groupe a du décliner en raison d'un décès dans la famille d'un des membres. On ne peut pas leur en vouloir et on comprend aisément que le cœur n'y était pas pour eux de venir en France. Il y a des choses plus essentielles dans la vie. Quoi qu'il en soit il fallait bien trouver un remplaçant. Et devinez quoi ? A défaut d'une recrue de dernière minute c'est Phil Anselmo et ses poteaux qui se sont dévoués pour délivrer un espèce de bœuf où il s'agissait de jouer des morceaux de Pantera, Down, Eyehategod, etc... A croire que c'est une véritable histoire d'amour qui lie le Hellfest à Anselmo. Bien que parfaitement éméché, celui-ci ouvrira le bal pour le premier morceau avant d'aller s'asseoir sur le côté avec une bouteille de muscadet millésimé Hellfest et de laisser la place à ses camarades. Il ne s'agira pas d'être sérieux ici ni d'être parfaitement raccord. Le but ici est de prendre du bon temps et d'en donner à la foule qui est venu se masser dans et autour la Valley. Un moment presque magique tant la communion est belle à voir. On doute qu'on puisse voir un moment pareil ailleurs.

Tout guilleret, on sort de la Valley pour rejoindre une fois de plus la Warzone. Et là stupeur ! On apprends que le set des Toy Dolls a bien failli être annulé. En effet, le bassiste Tom Goober s'était foulé la cheville un peu avant le début du concert remettant ainsi en cause son déroulement. Heureusement, plus de peur que de mal et notre a tenu tout de même à ce que le concert se déroule. Cependant, incapable de se tenir debout c'est sur une chaise qu'il fera tout le concert. Qu'est ce que cela pouvait bien donner. Un set au rabais ? Service minimum pour les Toy Dolls ? Que nenni. Le groupe se mettra à jouer comme si de rien n'était, ou presque. Et le public, presque soulagé que le groupe puisse jouer fera de même. Là encore, on verra une belle communion entre le groupe et leurs fans. Il faut dire que les concerts des Toy Dolls sont réputés et les vétérans britanniques (les Toys Dolls se sont formés en 1979...) tenteront de limiter la casse en insufflant une énergie telle qu'on avait l'habitude de voir chez eux. Avec un peu de fatalisme, le groupe jouera et ne décevra personne. L'essentiel est sauf.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

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