.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 3, partie 3

1ère partie :

Le : 23-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 23-02-2014

Voivod on les avait déjà vu en 2009 mais sans vraiment s'y attarder outre mesure. Là, on fera un effort particulier. Enfin, pour parler d'effort c'est un peu vite dit, puisqu'on arrive à une heure où les organismes commence à pâtir de ce qui a été consenti pendant deux journées et demi et à laquelle il faut reprendre un peu son souffle. Ceci dit, c'est le dernier des soucis de Voivod qui prend d'assaut la Mainstage pour faire ce pour quoi ils ont été invités. Pas de grosses surprises ici sauf si on ne connaît pas Voivod à l'avance. Les Québecois ont beau avoir 30 ans de vie commune derrière eux (enfin, un peu plus), ils ont toujours de la ressource à l'image de ce dernier album (Target Earth) qui a connu de beaux retours. Si, une bonne partie du public semble avoir fait l'impasse, cela n'a eu que peu d'impact sur la performance d'un Vovoid en pleine forme qui s'est permis de reprendre le Astronomy Domine de Pink Floyd en compagnie d'un Phil Anselmo décidément heureux comme un gosse de pouvoir participer à ce qu'il a envie. Mais le fil rouge Anselmo n'est pas le seul invité puisque Jason Newsted viendra conclure le set avec ses anciens collègues. Mais même tout cela n'a pas semblé avoir soulevé un enthousiasme fou. Un peu dommage puisque Voivod a été très loin de démériter.

On reste dans le francophone pour le concert suivant mais quel contraste avec Voivod ! En effet, en un coup d'un seul, la foule s'est massée pour voir Gojira. Il faut dire que c'était un des concerts les plus attendus du week end. Après Mass Hystéria, Gojira montre que les groupes français ont la côte et qu'ils attirent autant de monde sinon plus que certaines têtes d'affiches. Le premier à s'en féliciter c'est le chanteur lui même qui cachait à peine sa joie de jouer devant autant de monde. En tout cas, c'est dans ces moments là qu'il ne faut pas se louper et qu'il est nécessaire de lâcher les chevaux. On peut faire confiance à Gojira pour ça comme on peut leur faire confiance pour organiser ce qui aura été le plus gros wall of death de la journée sinon du week end. Une grosse et belle performance donc pour Gojira et ce à tous les points de vue. Déjà avec Mass Hystéria on avait eu une grosse poussée d'adrénaline, on en aura eu une autre avec Gojira. Et là, il ne pourra y avoir aucune contestation possible.

Dès lors, il est assez difficile pour Symphony X de passer l'ouragan Gojira et il faut bien dire que la (saine) tension est un peu passé. Pour autant, les américains ne sont pas nés de la dernière pluie et c'est mal les connaître si on s'attendait à les voir complètement déconfis et faire un set à la petite semaine. Certes, on atteindra pas la même intensité et, de toute façon, Symphony X ne joue pas dans la même catégorie. Il est donc inutile de comparer et Symphony X sait que ce qui n'est pas comparable ne peut pas être jugé de la même manière. Dès lors, Symphony X joue sa carte à fonds sans se soucier de ce qu'il y a eu avant ou de se qui pourrait se passer après. C'est leur moment et à aucun moment on ne les sentira déstabilisés par quoi que ce soit. Solides, sans complexes, ils font le métier avec aisance. Ce n'est pas ce qu'on aura vu de plus impressionnant mais ça tient. What else ?

Comme cela faisait un petit moment qu'on n'était pas allé sous l'Altar (et d'ailleurs on aura loupé plein de choses là bas mais on ne peut pas tout faire. Ce qui est le lot de tous festivaliers), on en profite pour aller voir Moonspell. Ces derniers là joueront assez classique et moins de ce qui leur a été reproché ces derniers vis à vis de leurs prises de risques. Doit-on penser que le public metal est conservateur ? Il ne faudrait pas juger hâtivement mais prendre des risques ne veut pas dire que l'on prends les bons. Mais on se gardera de prendre parti ici étant donner nos connaissances limitées en ce qui concerne la discographie de Moonspell. Tout ce que l'on pourra dire, c'est si le jeu de lumière aura été une torture pour les photographes (ce qui est assez secondaire puisque ce n'est pas forcément pour eux que sont taillés les shows), cela n'empêchera pas Moonspell de captiver son petit monde et de montrer toute l'étendue de son savoir faire. Efficace et percutant. Rares sont ceux qui demandaient autre chose.

On choisit d'aller par la suite voir Lordi. Ce groupe qui aura surpris son monde en remportant le Grand Prix de l'Eurovision avec un morceau (Hard Rock Hallelujah) qu'ils rejoueront ce soir. Sans doute le groupe le plus improbable qui ait pu gagne ce concours douteux. Depuis ? Et bien pas grand chose si ce n'est plusieurs albums qui n'ont pas passionné grand monde par chez nous mais qui étaient tout à fait digne de respect. Lordi reste toujours drôle à voir pour toute cette mise en scène qui les a toujours accompagné. Musicalement c'est plus discutable. Le premier compensant le second n'effaçant pas le fait que Lordi reste un groupe assez moyen dans le fond. Mais un groupe moyen qui sait faire le show dans un registre grand guignolesque savamment orchestré. Rien que pour cela, Lordi vaut le coup d'œil quand bien même cela sera considéré par d'autres comme de la poudre aux yeux. Pour autant, si on peut trouver l'ensemble amusant, on préfère se réserver car il y a encore du très très lourd à suivre...

Crédits Photos : Romain Ballez

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