.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 3, partie 1

1ère partie :

Le : 23-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 26-01-2014

Allez, dernière ligne droite avant le retour à la normalité. Et, en ce qui nous concerne, on commence la journée avec les suédois de Mustasch. Une petite douceur donc pour bien entamer la journée sur la Mainstage. Sans être le groupe le plus exceptionnel du monde, Mustasch reste tout à fait efficace et fait ce pourquoi ils sont venus : faire le show avec du bon gros stoner qui ne prend pas de gants. En fait, Mustasch aura fait le job sans être dans une grandiloquence grotesque. En fait, ils ont quand été sympas avec nous puisqu'ils avaient conscience que nous étions le dimanche matin et que les organismes de chacun ont terriblement soufferts. Sans pour autant ménager quiconque, les suédois sont restés sur une ligne assez classique histoire de mettre tout le monde dans le droit chemin et de dissiper les brumes plus ou moins alcoolisées qui ont assiégés nos cerveaux. Pari réussit donc pour ce groupe qui mérite amplement une meilleure attention par chez nous.

Tiens, des polonais maintenant. Et c'est Riverside qui investit la seconde Mainstage dans un tout autre genre que Mustasch. En effet, on passe d'un stoner bien gras mais jouissif à un metal progressif sans doute plus cérébral mais pas moins intéressant. Bien sur, il ne faut pas avoir peur des morceaux à rallonge et aux développements tarabiscotés. Même si le chanteur s'étonne sur scène qu'un groupe comme Riverside n'est sans doute pas de ceux qui est habituellement programmé au Hellfest, les polonais nous prouvent tout au long de leur set qu'ils avaient entièrement leur place en ces lieux infernaux. Et on verra par la suite que d'autres groupes dont on n'aurait jamais imaginé la programmation, étonneront leur monde jusque tard dans la nuit. Riverside donc, le première vraie bonne surprise de ce dimanche.

Allez, on enchaîne et c'est à Danko Jones de montrer les crocs sur la Mainstage. La foule est là, énorme, compacte pour un Danko Jones qui fait ce qu'il peut mais qui n'impressionne pas vraiment. On ne peut pas dire que les canadiens ratent leur passage mais il n'est pas certain que c'est sur une Mainstage qu'ils peuvent se montrer le plus efficace. De fait, leur musique semble se perdre sur cette scène qui semble trop grande pour eux. Ou, tout simplement, ils ne sont pas dans un grand jour. Ce sont des choses qui arrivent. Danko Jones font cependant un passage correct mais ce n'est quand même la grosse ambiance dans un public qui assiste pourtant en masse à leur set. Pas de grosse surprise en ce qui leur concerne mais pas de déception non plus. Un show correct sans plus.

Les choses sérieuses commencent maintenant avec Mass Hysteria dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils étaient attendus. Et Mass Hysteria n'est pas connu pour faire les choses à moitié. Show dantesque avec un Mouss des grands jours, au militantisme large d'épaule et parfois peut-être un peu trop bavard. En tout cas, les frenchies allumeront un brasier dont personne n'a vraiment envie qu'il s'éteignent. Le public en redemande et on y verra certainement les plus beaux circle pit et wall of death du week end. Mass Hysteria est en terrain conquis et Mouss en profitera pour faire passer ses messages, ses coups de gueules et son énorme envie de partager son énergie avec la foule immense qui est présente. Il ira d'ailleurs payer de sa personne en allant chanter au milieu d'un circle pit. Personne n'en doute dès lors. On est en train de vivre, là encore, un grand moment dans la vie du festival et tous les dieux l'Olympe savent qu'ils sont nombreux mais celui-ci tiendra une place particulière car c'est sans doute le seul groupe français à atteindre un tel niveau. On espère simplement qu'il ne sera pas le seul à l'avenir. Pour autant, sur les photos que nous publions il y en a une qui, aujourd'hui pourrait faire se gratter de démangeaison quelques-uns. On y voit, en effet, voir le chanteur Mouss faire une jolie quenelle. La fameuse quenelle qui a tant fait couler d'encre et qui a valu à son créateur des ennuis monstres. On ne va pas revenir sur les détails de l'affaire ni même à chercher à défendre Dieudonné (et d'ailleurs on ne le défendra même pas) mais publier une telle photo aujourd'hui est toujours un risque qui pourrait déclencher des réactions hostiles. Pour autant, il faut revoir le contexte. C'était en juin dernier et la fameuse quenelle ne suscitait pas autant d'émotion et on doute fortement que Mouss soit sur la même longueur d'onde que l'humoriste controversé. Il n'y a pas à faire, dès lors, de conclusion hâtive mais voir en ce geste (même si on y adhère pas) comme celui d'une contestation ce qui a toujours été dans l'esprit de Mouss. Ceci dit, le referait-il aujourd'hui ? Pas sur. Il n'en demeure pas moins que le concert de Mass Hysteria au Hellfest fut une débauche d'énergie sans nom et c'est ce qui doit rester dans l'esprit de tous.

Bien sur, aller voir Misery Index sur l'Altar a quelque chose de désuet après le high kick donné par Mass Hysteria. Mais bon, nous sommes dans un tout autre registre et les américains ne déméritent pas le moins du monde. Agressif mais jamais poussif, Misery Index imprime une belle pression sur un public désormais parfaitement réveillé (il serait temps, à presque 17h00...). D'ailleurs, ils ne feront pas de détails et c'est le genre de concert où il est dit qu'il ne sera fait aucun prisonnier. Misery Index avance tel un bulldozer dopé à l'adrénaline et tabassant tout ce qu'il y a sur son passage. On ne fait pas de détails ici et on ne leur demande pas vraiment d'en faire. Là encore on y va à l'énergie et Misery Index va à l'essentiel sans faire de fioritures. Du beau travail de fond mais sans atteindre pour autant des sommets. Cette formation défends ici de belles valeurs et les retranscrits sans faillir.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

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