.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 2, partie 6.

1ère partie :

Le : 22-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 02-01-2014

Converge... Ma première expérience avec les américains avait eu lieu sous feu la Terrorizer mais elle fut inoubliable et fatalement mouvementée. Autres temps, autre scène, autre contexte. Aujourd'hui Converge joue sur la Warzone devant un public plus nombreux, prêt à en découdre, ne s'imaginant peut-être pas ce qui les attends pour certains. Cette fois-ci donc, Converge joue en plein air et on sait que ce ne cela sera pas pareil. Enfin, c'est ce que l'on croit. Car même si l'intimité et la chaleur moite d'un ensemble fermé fait cruellement défaut, Converge n'en a que faire et dès le départ, Jacob Bannon et ses camarades ne laissent aucune place aux doutes. On peut être sur d'une chose désormais. Converge est à l'aise quel que soit l'endroit, les conditions et le public qui est devant eux. Je n'y croyais pas trop pour être honnête mais les américains impressionnent une fois de plus et nous donnent une claque magistrale sur cette Warzone de tous les dangers. Bannon déploie toute son énergie et sa fougue. Le groupe suit comme un seul homme ne laissant personne sur le carreau. Dans la fosse, ça s'active évidemment et comme lors de leurs dernier passage ici il vaut mieux savoir rester debout. En tout cas, Converge a été sans pitié et percutant comme on les a toujours aimé. Une fois de plus ils auront marqué ce festival de leur empreinte. Assurément, l'un des meilleurs set du week end.

Bien évidemment quand on va voir Manilla Road sous la Valley, on est encore sous le choc Converge et on a un peu de mal à se mettre dedans. Pourtant la bande de Mark Shelton est une véritable attraction et même si on a le cerveau broyé par les circonvolutions de Jacob Bannon on se rend compte qu'on va encore en prendre plein la tronche. Il faut dire que, successivement, Mark Shelton et Bryan « Hellroadie » Patrick font tout ce qu'il faut pour vous mettre dans la poche. Honnêtement, ça marche et le show, parfaitement rodé peut laisser de la place aux fantaisies de deux sus-cités. Un bon moment, sans tâches, du bon gros son old-school par un groupe qui fait défiler ses classiques comme si c'est ce que tout le monde attendait. Et c'est le cas. Personne n'attendait rien d'autre d'eux. Contrat rempli et bien rempli.

On se dirige désormais vers le concert de NOFX. Mais entre la Valley et la Warzone il y a quand même une certaine distance. Suffisante pour faire des rencontres avec une ribambelle de gens qui veulent se faire prendre en photos et quand on vous le demande gentiment, on ne refuse pas. Ambiance... bonne humeur.

On se dirige désormais vers le concert de NOFX. Mais entre la Valley et la Warzone il y a quand même une certaine distance. Suffisante pour faire des rencontres avec une ribambelle de gens qui veulent se faire prendre en photos et quand on vous le demande gentiment, on ne refuse pas. Arrivé devant la Warzone, il n'est pas difficile de voir que NOFX attire toujours énormément de monde. Et qui aurait misé un kopeck sur la survivance d'un groupe comme celui-ci qui s'est formé en 1983 ? Pas moi, et il y a même une époque où j'espérais bien qu'ils disparaissent au plus vite. L'oubli aidant, NOFX était devenu pour moi insignifiant, le groupe ayant, en plus, mangé son pain blanc depuis bien longtemps. Pourtant, le groupe est toujours là et il faut admettre qu'ils sont toujours populaires. Il n'y a qu'à voir la foule qui s'est pressée à la Warzone pour voir que les américains n'a pas beaucoup de son attrait. Reste à savoir si sur scène cela a encore de l'intérêt. En soi, oui. NOFX n'est pas un groupe fini et même si les membres du crew ne sont plus forcément capables de sauter dans tous les sens (ils prennent de l'âge comme tout le monde, hein!) ils ont suffisamment d'énergie pour faire ce que chacun admettra être un bon concert. NOFX est en forme, joue, ne fait pas semblant et plaisante volontiers. Après, évidemment, il faut aimer le skate punk, ce qui ne me permet pas, étant donné mes limites dans ce domaine, d'aller jusqu'au bout de leur performance. Il n'en demeure pas moins qu'on pourra avoir du respect pour ces gars là mais pas d'admiration débordante.

Clopin clopant on s'en retourne sous la Valley pour déguster une bonne tranche de Cult of Luna. Arrivé sur place, stupeur ! Le groupe n'autorise pas l'accès au pit photo pour leur show. Je me disais aussi... C'était un peu bizarre que je me retrouve un peu seul comme photographe pour une tête d'affiche comme eux. Qu'à cela ne tienne ! A bonne distance, on peut toujours faire des photos à peu près correctes. Ceci dit, la raison pour laquelle il ne fut pas permis de faire des photos dans le pit s'explique par le choix des lumières. Cult of Luna jouera principalement dans un environnement assez sombre agrémenté de lumières soit trop ternes soit trop fortes ou stroboscopiques. Des conditions pour le moins difficiles et qui ont sans doute déterminé le choix du groupe de ne pas autoriser la prise de clichés. Quoi qu'il en soit on a pu en prendre quelques unes tout en se prenant une claque magistrale qui a durée plus d'une heure et demi. Si il n'y a pas beaucoup de photos qui circulent de ce concert on se consolera avec la vidéo qui en a été faite par le festival.

CULT OF LUNA live at Hellfest 2013 from Hellfest on Vimeo.

On pourra le constater. Ce fut un grand moment qui n'a été discuté par personne. Maudits ceux qui furent ailleurs ! Cult of Luna est sans doute actuellement l'un des maîtres du genre et ne souffre aucune contestation. Les suédois se montreront inflexibles et infaillibles. Du début jusqu'à la fin. Le bonheur aura été intégral et sans doute qu'on aurait mieux fait de terminer notre soirée là. En tout cas, ce fut la clôture sous la Valley et Cult of Luna aura mis tout le monde à genoux. Pourtant il reste encore un groupe à voir. Et pas des moindres...

Et le pas des moindres c'est Bad Religion et c'est sur la Warzone que ça se passe. Bon, un peu comme NOFX, je n'ai pas d'affinité particulière avec Bad Religion même si je respecte énormément ce groupe qui n'a jamais vraiment failli. Là encore, une belle et grosse foule les attends. En attendant d'avoir accès au pit, il était amusant de voir que pas mal de monde attendait ça, qu'il y avait des fans de longue date, des purs, des durs, des inconditionnels, même parmi les photographes. J'en est même surpris à chanter pendant qu'ils essayaient de prendre des photos. On finit donc bien la soirée, dans une sorte de communion punk rock qui faisait plaisir à voir. Là encore, ils ne sont plus de première jeunesse (le line-up de base à quasiment autour des 50 ans) mais ce n'est pas un groupe de vieux que l'on avait en fasse de nous. C'était Bad Religion dans toute sa splendeur avec un Greg Graffin particulièrement en forme. Ce deuxième jour s'achevait sur une belle note mais on se dit que le dimanche, vu le programme, ne va pas être de tout repos.

Crédits photos : Fabien Pondard

A voir également :

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