.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 2, partie 4.

1ère partie :

Le : 22-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 20-11-2013

Sinister a presque un quart de siècle. Vingt-cinq ans de musique fleurie, de poésie savante, de douceur non altérée, font que les hollandais avaient bien leur place sur la scène de l'Altar. Et où donc auraient-ils pu jouer autrement ? Sûrement nulle part ailleurs. Ceci étant même si le jeu de scène de Sinister est nul et pour le moins statique, il n'en demeure pas moins que l'on assiste à une performance qui allie technique et bestialité avec une très bonne maîtrise. Sinon à quoi bon s'échiner pendant vingt-cinq ans si c'est pour se vautrer lamentablement sur un festival comme le Hellfest, je vous le demande. Sinister nous offre donc ce pour quoi nous sommes venus et ce pour quoi ils ont tenu aussi longtemps. Du lourd, du massif à l'image de leur dernier album (The Carnage Ending), sans tâches mais aussi sans réelles surprises. Le principal intérêt dans ce concert de Sinister c'est bien leur capacité à imprimer toute leur brutale noirceur. A ce niveau, tout le monde aura été servi.

Cependant en regardant Sinister, une seule idée nous trotte dans la tête. Celle de retrouver Karma to Burn, deux ans après leur passage ici, sous ce qui était la Terrorizer. Un bon souvenir d'ailleurs qu'on renouvelle avec le plus grand plaisir en ce samedi. Première constatation, Karma to Burn ne vient pas dans la même configuration qu'il y a deux ans. Ils sont simplement deux. Un batteur et William Mecum. Exit, donc, Daniel Davies. Mais peut importe car Karma to Burn se révélera tout aussi performant et montrant un William Mecum visiblement plus heureux d'être là que lors de son dernier passage ici. Tellement heureux qu'il montre plein de signes d'affection envers le public au point de lui offrir un bouteille entière de whisky. Clairement, cette performance est plus d'un cran au-dessus de celle de 2011 tout simplement parce qu'il y avait sans doute plus d'envie de la part de Karma to Burn même si la formation n'a pas spécialement innové en ce début de soirée. En bref, du bon, du lourd, du Karma to Burn sans doute à son meilleur. On ne demandait que ça de toute façon.

Bon, ce n'est pas tout ça mais sous l'Altar, Amorphis nous tend les bras. Et bien que dire ? Si ce n'est que les finlandais, pour leur retour en terre clissonnaise , nous ont fait un show millimétré, net et sans bavure. Autrement dit, un concert tout à fait convenable, voire convenu. Ceci étant, Amorphis n'a jamais été vraiment un groupe qui a cherché à défrayer la chronique et qui a toujours eu la volonté de faire les choses bien. Autour du charismatique Tomi Joutsen, Amorphis nous donnera un spectacle parfaitement calibré, bien techniquement mais manquant de réelle fantaisie. On regarde Joutsen se démener comme un beau diable alors que les autres musiciens semblent trop concentrés à jouer comme il faut laisser leur leader capter l'attention du public. Ce qui, en soi, il arrive fort bien. Amorphis aura donc fait du bon boulot, défendant comme il faut leur dernier opus (Circle) mais, le souvenir qu'ils nous laisseront ne sera sans doute pas le plus impérissable.

Du coup on retourne sous la Valley avec un esprit de revanche. Et ce pour deux raisons. La première c'est qu'on se dit qu'on ressort du set d'Amorphis sur une jambe et qu'on ne veut surtout pas rester là-dessus. La seconde parce qu'on avait loupé Red Fang il y a deux ans et qu'on s'en était méchamment mordu les doigts. Mais une fois que les américains ont entonné les premiers riffs tout sera pardonné et on aura oublié les déceptions passées. Parce que oui, grands dieux oui, Red Fang ont été bons, odieusement bons. Ils ont même été sans pitié ne laissant pas une seule chance aux rescapés. Un show parfait, sans faiblesse et sans doute l'un des meilleurs de ce week end. Du moins dans son genre. On en prend plein la poire, ça sent la sueur, la bière, on ne se contrôle plus et on déborde de bonheur. Red Fang, assurément sait y faire et ne laisse pas l'occasion de passer une fois de plus comme l'un des meilleurs groupe du moment. Ceux qui pourraient penser le contraire sont sourds et maudits sur vingt générations. Pas moins.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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