.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 2, partie 2

1ère partie :

Le : 22-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 03-09-2013

Franchement, The Casualties me pose problème. Le premier groupe que l'on voit sur la Warzone en ce samedi n'est pas de la première fraîcheur tout en ayant fait leurs preuves depuis longtemps. Mais, bon sang de bois, le carnaval punk dans toute sa splendeur, bouffi de clichés, de prétentions et de poncifs liés à un look qui faisait vomir les punks première génération qui ont toujours considéré que le mouvement s'est transformé en une foire à neuneu où le paraître avait plus d'importance que le fond. The Casualties a beau être vindicatif dans ses propos ils restent des candidats à la plus belle coupe du punk en goguette. Bon, aujourd'hui, quand même, pas de mowhawk (enfin pas trop), pas de spikes ou de crêtes pharaoniques (mis à part dans le public) mais de jolis cheveux bien flashy et une attitude de mecs qui pensent avoir encore vingt ans alors qu'ils ont déjà la quarantaine. Certes, il y a de l'énergie, de la motivation et ils savent parfaitement ce qu'ils font mais ce n'est amusant que quelques instants. D'autres, se montreront plus convaincant...

En se dirigeant vers la Valley on espère fortement que Uncle Acid and the Deadbeats va un peu réchauffer nos oreilles. Et ce sera le cas quand bien même on sait que le meilleur reste aussi à venir sur cette scène. Il n'en demeure pas moins que les britanniques s'en sortent très honorablement malgré un chanteur qui reste planqué sous ses cheveux et occupé à manger son micro et à tripoter sa guitare. Mais globalement, il y a du plaisir à les regarder et leur musique est pour le moins jouissive. Ils appuient là où ça fait du bien et ils tiennent ce rythme jusqu'au bout. Sans exubérance Uncle Acid and the Deadbeats tient son rang enchaînant les morceaux saignants et faisant étalage de toute leur technique. Et force est de constater que ce ne sont pas de manchots. En ce qui me concerne, une bonne découverte d'un groupe dont il fera sûrement faire attention dans les mois à venir. C'est la nouvelle génération et elle a manifestement de l'ambition.

Retour à la Warzone. Et quand on disait qu'on aurait pas trop de mal à avoir mieux que The Casualties sur cette scène on aura pas eu à attendre longtemps. Avec Bury Your Dead on monte déjà d'un cran. Même si ce n'est pas la foule des grands jours pour les voir on sent qu'on va serrer un peu plus les dents et les poings. Mat Bruso, fraîchement revenu dans le crew, en impose avec son look de prolo et son physique de bûcheron. Les autres ne sont pas en reste mais toute l'attention se porte sur le chanteur qui n'hésite pas à aller à la rencontre de son public. Bien que l'endroit ne s'y prête pas beaucoup Bruso respectera cette tradition hardcore qui veut que le groupe ou l'un de ses membres soit le plus proche possible du public. Minimum syndical. Pour autant, Bury Your Dead ne sera pas au minimum de ses capacités et mettra tout l'impact nécessaire pour relever le niveau du concert précédent. Ce qui en soit ne fut pas trop difficile. A partir de ce moment, on peut dire que la fièvre Warzone est bien lancée.

On se dépêche quand même parce que sous la Valley c'est Witchcraft qui se prépare. D'ailleurs on a eu chaud avec eux parce qu'ils ont bien failli ne pas venir. Ce n'est que dans les derniers instants qu'ils ont confirmé leur venue. Et, Grands Dieux, personne n'a eu à le regretter. Un show à tous points de vue admirable avec un Magnus Pelander habité et fixant le public pour bien lui signifier que ce dernier n'a pas affaire avec n'importe qui. En même temps c'est bien le cas. Witchcraft ce n'est pas le groupe de seconde zone. Witchcraft, c'est la classe, le genre de formation qui défie à chaque fois les lois de la pesanteur. Non, franchement, les suédois en ont mis plein les oreilles à des festivaliers qui restaient pour la plupart admiratif. De toute façon, c'était bien l'attraction de ce milieu d'après midi et Witchcraft saura faire un sans faute. On est un brin soulagé mais en même temps super enthousiaste car la qualité du set est à tous les niveaux ce qui fait la légende du Hellfest et la réputation de la Valley au fil des ans. Certains se plaindront du côté un peu statique du groupe mais c'était vraiment chercher la petite bête. La Valley n'a jamais eu vocation à accueillir des groupes dont les membres sont montés sur ressort. Ici, c'est le royaume de la puissance et de l'épaisseur électrique, des morceaux tortueux et des ambiances embrumées. Witchcraft était donc dans son élément.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

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