.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 1, partie 7

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 13-08-2013

Culte nous dit-on. Alors quand c'est culte et suédois on y va. Mais pas trop longtemps quand même parce que le programme est sacrément chargé. Ceremonial Oath, qui avait disparu au milieu des années 90 et dont les membres étaient partir grossir les rangs des grosses machines du swedish metal, était l'un des fleurons du death metal mais personne ne s'attendait spécialement à ce que le groupe se reforme. Des retrouvailles qui ont eu lieu cette année et qui ne se fera que sur quelques dates. Ceci étant, la question est de savoir si cette reformation vaut vraiment le coup. Pour l'histoire avec un grand H, certainement mais il restait à savoir si le feu sacré était encore à l'ordre du jour. Kyuss avait pu le prouver par deux fois au Hellfest mais d'autres n'ont fait que creuser plus profondément leurs tombes. Alors que c'était évident pour moi en ce qui concerne Kyuss, ça l'est moins pour Ceremonial Oath. C'est juste une question de background. Etant moins spécialiste de death metal, je ne peux pas dire que Ceremonial Oath m'ait touché à m'en scier les pattes. On ne peut pas dire non plus que les suédois aient loupé leur passage. Loin de là. L'engagement du groupe n'est pas feint et il revisite son répertoire avec une joie non dissimulée. Oscar Dronjak communique bien avec le public et on ressent chez lui une certaine forme de fierté d'avoir reformé ce groupe. Malgré tout, Ceremonial Oath ne me convainc pas tout à fait. Mais comme je le disais je ne suis pas un grand spécialiste de Death...

Bon, retour aux Mainstages pour revenir à quelque chose de plus classique avec Helloween qui n'a plus besoin d'être présenté. En effet, les allemands ont l'essentiel de leur carrière derrière eux mais, après trente ans de carrière, cela ne les empêche pas d'être encore très actifs. Cela entretien la forme et cela se ressent sur scène. Certes, on sent la grosse machine, le show bien rodé et l'expérience de vieux briscards mais Helloween sait y faire et ne se contente pas d'abattre les titres les uns après les autres. Un set un peu à l'ancienne mais assez bien calibré et, dans le fonds, c'était bien le minimum syndical que l'on pouvait attendre d'un groupe comme Helloween.

Retour à l'Altar pour à nouveau du death metal. C'est qu'on a envie de comprendre quand même. Parce que si on est resté sur notre faim avec Ceremonial Oath alors qu'il n'y avait pas spécialement de raison, c'est bien que quelque chose nous a échappé. On va essayer de rattraper le coup avec At the Gates, suédois eux aussi, mais qui, eux, ont une démarche un peu plus moderne. De fait, on se sent un peu plus à notre aise. Plus énergisants, moins statiques, At the Gates se révèlent être moins dans le souvenir d'une gloire passée et délivre un set qui regarde résolument vers l'avant. Le public est d'ailleurs bien en osmose avec le groupe qui montre ici ses muscles. Et force est de constater que la musique d'At the Gates n'est pas réalisée par des demi portions. Finalement, on ne regrette pas d'être revenu sur nos pas. De toute façon, en face, il y avait Def Leppard et seuls quelques privilégiés avaient accès au pit. Du coup il aurait été idiot d'assister à ce concert et puis ne rien vous présenter. At the Gates méritait donc le détour. Une évidence, me souffle t-on dans l'oreille...

D'ailleurs ce n'est pas le moment pour quitter la double tente. Il suffit de se tourner pour aller attendre fiévreusement le set de God Seed. Bon j'exagère un petit peu mais certains festivaliers n'étaient sans doute pas loin de cet état. Il faut dire que God Seed c'est quand même la grande messe du black. Ceci étant, en voyant les norvégiens, on s'est mis à regretter de ne pas être aller voir Carpathian Forest qui, avec Absu, pouvait prétendre au podium de la journée. En tout cas, God Seed se montrera des plus impressionnants. La prestance de Gaahl y est sans doute pour beaucoup mais pas seulement. Le reste du groupe ne fait clairement pas de la figuration. God Seed chasse en meute et si dans un meute il y a toujours un chef, chacun de ses éléments est important. Et c'est ce qui ressort de ce groupe qui a été ce vendredi plus qu'exemplaire.

Mais pour nous il est temps de s'arrêter là. On avait présumé de nos forces. Exit donc Six Feet Under, Sick of it All et Avantasia... On s'est arrêté sur deux bonnes grosses notes (God Seed et Neurosis) et on préfère encore se projeter vers le lendemain plutôt que de se mordre les doigts.

Crédits Photos : Romain Ballez

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