.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 1, partie 6

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 07-08-2013

Ce n'est que le premier jour et les jambes commencent déjà à être lourdes. La forme n'est pas au rendez-vous et on préfère faire l'impasse sur Terror afin de reprendre un peu notre souffle. Une impasse fort regrettable d'ailleurs puisque leur set fut, paraît-il, fort appréciable. Twisted Sister qui passait au même moment était sans doute plus « reposant ». Quoi qu'il en soit ce moment de repos était nécessaire afin que la soirée qui débutait ne soit pas un calvaire. Il faut dire que Black Pyramid, Sleep et Neurosis se profilaient sous la Valley et il valait mieux être en possession de tout ses moyens.

Black Pyramid, donc. Ils se présentent à nous avec leur nouveau chanteur, Darryl Shepard, qui a remplacé Andy Beresky parti après l'enregistrement de Black Pyramid II. Quand bien même il n'y a pas grand chose à voir sur scène, l'essentiel est vraiment ailleurs. Le trio imprime sa marque de fabrique avec poigne et sans faire aucune concession. C'est d'ailleurs ce qu'on leur demandait. Dès lors, Black Pyramid se débarrasse du superflu et nous envoie son sludge sans autre forme de procès. Lourd, direct, abrasif, les américains montrent qu'ils ont les épaules solides et que le départ de Beresky a été largement compensé. Black Pyramid déroule tel un rouleau compresseur et nous, victimes consentantes, on applaudit des deux mains.

Au Hellfest on peut très vite perdre la notion du temps. Surtout quand on rencontre des amis et que l'on s'égare dans des discussion houblonnées. Au point qu'on a failli oublier de se rendre à la performance d'Agnostic Front. On arrive trop tard pour les photos mais on profitera pleinement d'un groupe qui fait parfaitement le job, fidèle à lui même, ne se posant, et ce depuis longtemps, aucune question, fonçant tête baissée malgré un caractère un peu répétitif qui, de toute façon, appartient au genre hardcore.

Cependant, on restera plus admiratif devant le set des cultissimes Sleep devant qui tout le monde se prosterne après leur reformation en 2009. Et franchement il y a de quoi. Pourtant, tout n'a pas été parfait pendant ce concert où les problèmes techniques se sont succéder faisant s'énerver passablement Al Cisneros qui partira à la fin du set en laissant tomber sa basse et en tapant ses pédales à effet. Malgré tout, il y avait pour nous de quoi se réjouir. Sleep n'a jamais eu pour habitude de laisser la place au hasard. Ce qui a fait d'eux un groupe essentiel doublé d'une maîtrise totale de la chose doom. Pour sur qu'on les vénère pour ça et même si le niveau sonore n'était pas spécialement au rendez-vous (d'où la colère de Cisneros) on a pu en avoir largement pour notre argent et constater que Sleep sont bien l'un des dieux vivant de cette scène.

Juste avant d'affronter Neurosis, toujours sous la Valley, on passe au carré vip pour profiter de quelques menus rafraîchissement. En fait, on est arrivé pendant le show des Nympherno (déjà présentes l'année dernière) que vous, festivaliers lambda, n'avez pu voir puisque réservé à la presse, artistes etc... Inutile de préciser que le carré vip était bondé et qu'il était fort difficile de circuler. Mais peu importe puisque les jeunes femmes nous ont montré toute leur adresse avec les flammes montrant qu'elles sont loin d'être uniquement des go-go danseuses. D'ailleurs pas sur que le terme leur fasse spécialement plaisir.

A partir d'un moment, il a bien fallu reprendre ses esprits et se diriger à pas cadencés vers la Valley. Neurosis nous y attendait. Le clou de la soirée. Celui qu'il fallait voir absolument sous peine de passer pour un sombre crétin, un inculte intégral ou un demeuré congénital. Leur passage au Hellfest en 2007 fait désormais parti de la légende. Leur discographie a aussi depuis longtemps retourné les têtes. De fait leur venue est un réel événement qu'il ne fallait pas manquer. On se rend compte alors que la Valley est un peu petit pour contenir tout ceux qui sont venus voir les américains. La foule est compacte et elle déborde aux extérieurs. Jason Rœder, lui, après avoir joué avec Sleep est bien présent à la batterie. On aurait pu croire qu'il aurait laissé sa place à un quelconque remplaçant. Il enchaîne donc deux concerts à suivre avec peu de temps de battements entre les deux. Bien sur, leur performance du soir n'est pas aussi irréelle que celle de 2007 (ceux qui y étaient comprendront) mais Neurosis a déroulé tout son savoir faire sous le feu des projecteurs avant de retomber dans le noir à chaque fois entre deux morceaux. Ces interludes ont eu le don d'en énerver quelques uns mais on retiendra surtout un set où chacun des musiciens vivaient intensément leur musique. Et, pour la majorité des spectateurs, l'émotion était la même. Peut-être que ce concert était moins mémorable mais ça restait tout de même du grand Neurosis. Personne n'en a douté.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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