.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journée 1, partie 5

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 24-07-2013

Pendant qu'Absu était en train de nous donner une leçon de bl... d'occult metal sous la Temple, les doomeux de Pallbearer s'étaient emparés de la Valley. Les américains étaient clairement attendus au tournant et ce à cause d'un premier album paru l'année dernière (Sorrow and Extinction) qui a été largement plébiscité. Soit. Pallbearer se devait d'être l'une des curiosité du jour. Si on reconnaît que Pallbearer a largement sa place au Hellfest du fait de son doom tout aussi pachydermique qu'enjoué, il faut aussi dire que sur scène c'est plutôt une attitude statique ponctuée par quelques hochements de tête qui l'emporte. Si on peut y trouver son compte, voire au point pour certain de trouver que c'est le premier bon concert de la journée sous la Valley (on croit rêver...), on reste malgré tout le cul entre deux chaises avec ce groupe. On sent évidemment le potentiel de Pallbearer mais leur manque de communication n'est pas fait pour les avantager. Après, le groupe est assez jeune et il a le temps de mûrir. Faisons lui un peu confiance.

Alors que les choses sérieuses ont commencé depuis longtemps sur les Mainstages, on se rend compte qu'on a le temps de faire un tour pour voir les vétérans de Testament. En fait, on aurait eu bien tort de ne pas y faire un saut. N'étant pas venu depuis 2008 (au moins) le groupe de Chuck Billy et d'Eric Peterson ont manifestement retourné le public en rien de temps et ce malgré (parait-il) des problèmes de son au début du concert. Et quand on les voit on comprend aisément pourquoi. Testament est loin d'être une formation de croulants et leur trash metal, porté par un dernier album (Dark Roots of Earth) de très bonne facture semble-t-il, ne joue pas dans la sécurité et les lieux communs. De toute façon, Chuck Billy est là pour y veiller, ne laissant aucun temps morts avec des musiciens plus qu'en verve. Clairement, le passage de Testament restera comme l'un des grands moments de cette édition et ce à la surprise de beaucoup qui n'attendaient pas beaucoup des américains. On se demande bien pourquoi...

A la suite de Testament, Twisted Sister... Ce n'est peut-être pas tout aussi intense mais c'est tout à fait amusant. Enfin, cela peut-être intense mais pas de la même manière. En fait, Twisted Sister c'est tout à fait le groupe calibré pour ce genre d'événement. Déjà en 2010, ils avaient été largement à la hauteur de leur réputation. Trois ans plus tard, tout le monde les attendait pour profiter de ces hymnes indémodables que peuvent être I Wanna Rock ou We're Not Gonna Take It afin que la grande messe puisse avoir lieu. En fait, tout tient au degré de forme de Dee Snider qui est le véritable showman du groupe (sans dénigrer le reste du groupe ceci dit). Et celui-ci tient une forme olympique. A aucun moment il ne flanchera, ou ne fera de faux pas, haranguant et jouant avec le public comme il sait si bien le faire. Et cette voix, bordel... Ca reste une réelle performance. A un âge où beaucoup sont sur la pente descendante vocalement, Dee Snider est encore au top niveau. Même si on n'est pas fan de Twisted Sister, que le kitsch des années 80 (abandonné depuis hein...) vous en a dégoûté, les voir aujourd'hui peut vous aider à vous réconcilier avec eux. Et cette communion qui existe entre le groupe et le public à chaque fois qu'il entonne ses plus gros hits est pour le moins impressionnante. Chapeau, donc...

Retour au trash mais à la sauce teutonne cette fois. C'est Kreator qui succède à Twisted Sister et si on les trouve un peu moins surprenant que Testament ils n'en sont pas moins efficace. En effet, Kreator n'est pas né de la dernière pluie et sait comment mener son monde. Depuis le temps qu'ils exercent ce serait dommage qu'ils ne sachent pas comment se comporter sur scène. Si des voix se sont élevés pour reprocher au groupe un set sans surprises et trop identique à leurs prestations précédentes c'est peut être que ces mêmes voix les ont trop vu. Mais, on peut comprendre qu'à partir d'un moment il est toujours bon de renouveler le bouzin. Cependant pour des gens comme moi, qui n'ont pas l'occasion de les voir tous les 36 matins, la performance d'un Kreator, qui est loin d'être sur le déclin, est tout à fait appréciable. Techniquement impeccable, Mille Petrozza et ses camarades font certainement un peu plus que le métier sur cette scène du Mainstage. Le public ne s'y trompe d'ailleurs pas en allant se perdre dans les différents mosh et circle pits qui ont eu lieu pendant le set. Quand celui-ci est motivé, c'est que le groupe est quand même un peu plus que dans les clous.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

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