.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journee 1 partie 3

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 17-07-2013

Pas de temps morts, ou si peu, sur les Mainstage. A peine Hardcore Superstar a-t-il achevé son passage que les américains de Heathen (bientôt trente ans d'existence) leur succède pour insuffler un peu plus de poigne qu'il n'y en a eu jusqu'ici. Malgré le poids des ans on pouvait faire confiance à Heathen pour distiller un trash metal certes un peu old school mais tout à fait appréciable. Clairement, le groupe fait monter la tension d'un cran à condition d'aimer les solis de guitare, ce qui n'est pas spécialement mon cas. Pour autant, Heathen fait montre d'une belle solidité et le point d'orgue du concert restera ce Death by Hanging qui verra le public s'agiter par l'intermédiaire des classiques mosh et circle pit. Et puis bon, il fallait bien profiter de leur passage au Hellfest. Ils ne viennent pas spécialement souvent en France. Cependant, étant donné qu'un nouvel album se profile à l'horizon, on aura peut-être la chance de les recroiser bientôt.

Oui, la tension a monté d'un cran et si on ne l'a pas compris avec Heathen on ne peut pas ne pas être au courant quand les pas encore morts de Saxon investissent la Mainstage 01. Il n'y a plus besoin de présenter Saxon tant ils ont marqué l'histoire du heavy metal depuis 1976. Et le groupe, plus que jamais présent, a su touché toutes les générations. Il n'y a qu'à regarder le public pour comprendre que ce groupe est réellement inter-générationnel. Il n'est donc pas difficile de comprendre que Saxon est un groupe incontournable et que tout au long de leur carrière ils ont tout fait pour qu'ils le soient. En les voyant sur scène on devine aisément pourquoi. Certes, il n'y a pas de grandes surprises dans leur show mais c'est parfaitement rodé et Biff Byford sait captiver son monde comme personne. Evidemment, ils ne nous ont pas fait des cabrioles et ne se sont pas mis à courir dans tous les sens comme s'ils avaient vingt ans (Byford a quand même 62 ans, faut pas déconner) mais le groupe a bien plus de pèche que bien des formations de la même génération. On a vu du Saxon dans toute sa splendeur et pendant les cinquante minutes qu'ils ont joué, pas un seul coup de mou. Plutôt pas mal non ?

Finalement, on bifurque vers la Temple, préférant faire l'impasse sur Hellyeah pour voir les black métalleux d'Aura Noir. Même s'ils ne sont pas considérés comme des porte étendards du genre (d'autres leur passant souvent devant), ce groupe norvégien n'a jamais été sans intérêt et contrairement à beaucoup, ils se passent d'une bonne partie du folklore dévolue au black métal. Du coup, pas de corpse paint, pas de poses vengeresses et diaboliques, juste une déflagration BM aux tendances trash et rock'n'roll. Aura Noir ne fait pas dans le détail et envoie ses uppercuts sans cérémonial de bazar. Aura Noir fait les choses simplement avec ce souci d'aller droit au but. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cela marche même si cela peut décevoir le Trve de base. En effet, Aura Noir renvoie à une culture un peu plus large que le simple black métal, ce que certains n'arrivent pas encore à intégrer restant sur une idée limitée et peu ouverte du genre. C'est un peu dommage et c'est sans doute pour cela qu'Aura Noir n'a pas toujours joué les premiers rôles. Les norvégiens méritent clairement mieux. En tout cas, leur passage au Hellfest, même s'il n'a pas contenté forcément les puristes, aura été à la hauteur de l'événement, sans chichis et avec force. C'est l'essentiel.

Retour sur la Mainstage pour voir Europe qui, encore aujourd'hui, souffre de l'image laissant par leur inusable et plus grand succès que fut The Final Countdown. D'ailleurs, concernant ce titre, le groupe ne crache pas dans la soupe puisqu'il continue de le jouer et l'a encore joué pour cette édition du Hellfest. Cependant, si l'évocation du nom même de Europe peut prêter à sourire, les suédois avaient prouvé lors de leur passage en 2009 qu'ils étaient bien plus qu'un groupe d'un seul morceau. Et quand bien même, au-delà des sarcasmes, il est à noté qu'ils étaient quand très nombreux ceux qui se sont arrêtés et ont tourné la tête vers la Mainstage lorsque Europe a entamé les premières notes de The Final Countdown. Ceci étant, leur set n'a pas reposé que sur ce seul morceau et fort heureusement. Joey Tempest et ses camarades avaient bien d'autres choses à proposer. Si le reste du groupe reste relativement statique, Joey Tempest fait à lui seul, l'essentiel du show. Les autres trop concentrés sur leurs instruments donnent ce qu'ils peuvent mais reste tout à fait professionnel et ne tirent quand même pas une gueule de quinze mètres de long. Non, Europe a pris du plaisir sur scène et en a également donné, confirmant le bon sentiment qu'ils avaient laissé en 2009. Europe n'est sans doute pas aussi has-been qu'on le dit après tout.

Crédits Photos : Romain Ballez

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