.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest journee 1 / partie 2

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 15-07-2013

C'est heureux comme des enfants que l'on va retrouver l'ambiance épaisse et chaleureuse de la Valley et on s'attend comme d'habitude à y vivre de grandes heures. Oui, de grands moments se sont déroulés sur cette scène (ex-Terrorizer). Qui oubliera les passages des Melvins ou de Kyuss par exemple ? En fait, les grands souvenirs sont assez nombreux, trop pour qu'on puisse les énumérer ici. Mais nous ne sommes pas là pour faire office de vieux combattants et ressassé ce qui n'est plus. La passé appartient au passé et ce qui nous importe c'est ce qui se passe aujourd'hui. Et on commence la journée de la meilleure des manières avec le duo de Salt Lake City, Eagle Twin. Vu le peu de temps qui leur sera impartie, le groupe ne fera pas dans le détail mais se montrera terriblement efficace. Gentry Densley, malgré une certaine bonhomie, ferait presque peur lorsqu'il se met à chanter avec une voix semblant sortir des profondeurs. En tout cas, Eagle Twin est impressionnant et imprime un rythme de rouleau compresseur. Dès le matin, ça peut faire mal mais, dans le fond, on y a pris un énorme plaisir.

La Valley... Finalement on y est bien et alors qu'on pensait faire un tour vers la Warzone pour voir Berri Txarrak (on a finalement été ailleurs), on finit par retourner sur le lieux de nos premiers amours pour assister au set de Bison BC. Les canadiens arrivent au Hellfest avec un statut de remplaçant, ce qui n'est pas spécialement facile à gérer. En effet, il a fallu remplacer quasiment au pied levé High on Fire (snif!) qui a décliné l'invitation cette année alors qu'ils étaient bien prévu. Bison BC était dispo du fait qu'ils tournent en ce moment avec Black Cobra (programmé eux aussi cette année à Clisson). On aura pas vraiment eu à le regretter. Tant mieux parce que quand on nous met des groupes un peu par défaut, ce n'est pas spécialement du meilleur cru. Mais là, Bison BC a su ne pas laisser passer l'occasion, montrant de réelles qualités, volubiles sur scène sans doute content d'avoir un peu plus de place pour s'exprimer sur scène quand les salles dans lesquels ils jouent habituellement. Une bonne surprise pour un groupe qu'on n'attendait pas et une mention très bien pour leur batteur digne de celui du Muppet Show (et non, je ne me fous pas de sa gueule). Si ils tournent avec Black Cobra c'est qu'il y a une raison, et une bonne. Ils viennent de nous la donner en trente minutes chrono sans nous donner le temps de respirer. Vraiment, la journée commence bien.

Au bout du compte on file quand même à la Warzone pour aller voir les vétérans mais pas si légendaires que ça de Bane. Un groupe de teigneux s'il en est, formé par un ancien Converge. Ils investissent la Warzone pour tenter d'y mettre le feu et ils s'y emploieront en y mettant les bouchées doubles. Ca saute dans tous les sens, le chanteur Aaron Bedard n'hésitant pas à venir se mêler à la foule, ça invective, ça a manifestement de l'énergie. Pour autant, même si on reconnaît à Bane de réelles valeurs hardcore (vu leur parcours ce serait scandaleux de dire le contraire) et un set plus que correct, on reste un peu sur la réserve. Et c'est peut-être à cause de cette réserve que le groupe inspire qu'ils n'ont jamais vraiment joué les premiers rôles sur la scène hardcore malgré tous leurs (nombreux) efforts . Les fans de Bane seront sûrement d'un avis inverse et force est de constater qu'ils n'étaient pas isolés à la Warzone ce jour là...

Retour à la Valley et on peut vous assurer que ça ne va pas jumper sur scène, mais alors pas du tout. Venant de Black Cobra ce serait quand même étonnant. Un groupe de sludge qui en vient à sauter partout sur scène cela ne s'est jamais vraiment vu et ce ne sera pas avec Black Cobra que cela se verra. En effet, les américains ne sont pas venus pour faire des concessions ou pour amuser la galerie. On le comprend d'ailleurs tout de suite. Black Cobra va nous prendre tout de suite à la gorge et ne nous lâchera plus jusqu'à la fin de son set. Les moments de répit sont rares et le duo se montrera sans pitié. On ne demandait pas mieux. A eux deux (Jason Landrian à la guitare et au chant, Rafael Martinez à la batterie) ont fait largement honneur à la réputation de la Valley et ont une fois de plus prouvé que les formations réduites sont tout aussi efficace sinon plus que celles qui ont un attirail instrumental plus développé. Moins vous êtes sur scène, moins vous avez le droit à l'erreur et plus vous avez faim de dépassement de vous mêmes. Black Cobra, l'a parfaitement compris.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

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