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Hellfest - Journée 1 / Partie 1

1ère partie :

Le : 21-06-2013

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 01-07-2013

Hellfest mon amour, nous voici de retour. L'excitation monte au fur et à mesure que l'on se rapproche de Clisson. Il faut dire que désormais le Hellfest est devenu une grosse machine, l'un des festival les plus importants de France et dont la réputation va bien au-delà des frontières de l'hexagone. Ce n'est pas rien, surtout pour un événement comme celui-ci qui ne programme pas de la musique de supermarché. Et pourtant, on leur en a mis des bâtons dans les roues et pas qu'un peu. Vous savez ce sont les mêmes qui sont contre le mariage gay, qui avancent des préjugés gros comme la tour Eiffel et qui sont persuadés qu'ils sont dans le vrai. De fait, on aura tout entendu sur le Hellfest mais la meilleure réponse est bien ce qu'il est devenu et qui est aussi connu comme l'un des festivals les mieux organisé et structuré. Mais ce n'est pas que cela qui fait la spécificité de ce festival car si le spectacle se fait essentiellement sur scène, il se fait aussi dans le public. Nulle part ailleurs on ne peut trouver cela que dans un festival de musiques métal et extrêmes. On pourra admettre que la perfection n'est pas de ce monde et que le Hellfest aura toujours des choses à améliorer mais il faut aussi reconnaître que nous sommes loin du festoche mal rodée, fait avec trois bout de ficelle et mené par une équipe de branquignoles (et je vous assure que ça existe).

Ceci dit, malgré notre enthousiasme, nous avons bien eu de la peine à accéder au site. Les bouchons à l'entrée de la ville de Clisson ont bien failli avoir notre peau. Mais nous avons la foi et après avoir galérer pour trouver une place pour se garer, la seule idée qui nous obsédait était bien de pénétrer sur cette terre sacrée où les hordes de metalheads s'étaient précipités dès potron-minet. A quelles que choses prêt la configuration du festival est demeurée la même. On s'y sent un peu comme chez soi. Tout semble en place. Bien sur il y a des nouveautés niveau décoration mais aussi au niveau agencement des scènes. Si les Mainstage, l'Altar, la Temple ne semblent pas avoir changé, il semble qu'on a agrandi la Valley (ce qui en soit n'est pas du luxe) et la Warzone (surnommée la « Warboue ») n'est plus sous tente. En fait pas mal de choses ont changé mais on ne va pas en faire l'inventaire ici, le principal étant que chacun puisse y retrouver ses petits.

Quoi qu'il en soit, vu toutes les difficultés pour arriver sur le site, on a manqué les débuts du fest et les deux premières vagues de groupes. Pour la Mainstage, c'est donc avec SSS que l'on a débuté cette première journée. On est d'ailleurs étonné que les britanniques passent sur la Mainstage. Il n'était pas certain que ce soit l'endroit le plus adapté pour eux. Quoi qu'il en soit et avec la petite demi-heure qu'il leur est accordé (c'est le lot de tous les groupes qui passent le matin) fait un show honnête et qui reçoit un accueil respectueux du public déjà nombreux mais pas encore totalement réveillé. Il faut dire que pour bon nombre d'entre eux les festivités ont déjà commencé la veille...

A l'heure du casse-croute, un petit Misanthrope ne fait pas de mal. Ces vétérans du métal frenchie prennent d'assaut la scène de l'Altar avec leur death métal avant-gardiste. Il faut souligner que Misanthrope est l'un des rares groupes français à chanter dans sa propre langue. En soi, pour le genre abordé, c'est un risque assez énorme. Mais Misanthrope a fait depuis longtemps ses armes et personne ne s'y trompe. Misanthrope est un groupe expérimenté et parfaitement rodé. Ce n'est pas leur premier passage au Hellfest. La foule est compacte pour voir une formation qui est techniquement à la hauteur de l'événement. Oui, je dis technique parce que la musique de Misanthrope l'est mais cela n'a rien de péjoratif. Bien au contraire. Au moins chez Misanthrope, il n'y a pas d'approximation et le chanteur peut faire confiance à des musiciens à la virtuosité indéniable. Mais voilà, chacun est d'accord pour dire qu'une demi-heure c'est un peu court comme un groupe comme celui-ci qui n'a pas vraiment le temps de donner toutes la mesure de ses capacités. Misanthrope n'aura joué que peu de morceaux du fait de leurs longueurs naturelles. De fait, ce fut un peu frustrant mais au moins Misanthrope n'aura pas été oublié et le public aura su apprécier leur passage.

Pour succéder à Misanthrope, Hate sur la Temple... Un peu de death/black metal pour digérer ça ne peut pas faire de mal. D'autant plus que les polonais sont précédés d'une très bonne réputation. La curiosité aidant, on va se porter aux devant de ce groupe qui est célébré par leurs collègues de Behemoth ou de Vader. Quoi qu'il en soit, et n'étant pas forcément un expert en la matière, Hate nous délivre un set honorable avec tout l'attitude qui sied au genre, démoniaque à souhait, imprimant toute la force et l'impact possible. Après, on ne nous empêchera pas de penser que la performance de Hate, même si elle est loin d'être ratée, reste tout à fait classique et ne se démarque pas réellement de ce qui peut se faire ailleurs. On peut aisément comprendre que Hate puisse être apprécié tant ils dégagent toute la noirceur adéquate. Pourtant, on ne fait ici que rester dans les clous. Est-ce à dire que les meilleurs représentants du death/black metal ne sont que les dépositaires d'un genre qui n'avance plus ? Peut-être pas mais il ne faudrait pas s'installer dans la routine. Quoi qu'il en soit, Hate s'en sort avec les honneurs mais sans plus.

Alors que la digestion n'est pas encore tout à fait terminée, on file voir les suédois de Hardcore Superstar qui étrennent leur premier passage au Hellfest sur la Mainstage 01. Même si ce n'est pas spécialement notre tasse de thé, il faut admettre que le combo sait faire le show et que la scène n'est vraiment pas trop grande pour eux. Ils occupent l'espace, jouent avec le public, se fait réellement plaisir, le chanteur n'hésitant pas à aller se frotter au public pour le plus grand plaisir des fans du premier rang. Plus rock'n'roll que hardcore, nos suédois ont très bien profité du temps qui leur était alloué et ne se sont pas privé pour le faire savoir. Un moment sympathique, donc, qui n'avait pourtant rien d'exceptionnel mais personne ne pourra vraiment regretter. Hardcore Superstar a fait le job sans jamais vraiment donner l'impression de cachetonner. C'est vraiment plus que l'essentiel.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

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