.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Grandaddy

1ère partie : Kweller, Ben

Le : 18-06-2003

Lieu : Paris, Café de la Danse

compte rendu proposé par Thomas F. et publié le 21-11-2003

Suite à la sortie récente de leur quatrième et brillant album, Sumday, les californiens de Grandaddy étaient au Café de la Danse mercredi 18 juin pour un unique concert parisien. Concert qui évidemment affichait depuis longtemps complet.

Je ne reviendrai pas sur leur apparence. Tout le monde sait que ce ne sont pas les Strokes...Premier réél motif d'étonnement significatif donc, Jim Fairchild, guitariste du groupe, après avoir essayé de se faire rouler dessus par un mini bus au début du mois, entre sur scène sans la moindre épaule en écharpe et s'y tiendra toute la soirée droit comme un i. Deuxième surprise, nettement moins agréable celle-ci : le groupe avait semble-t-il appris la perte d'un être proche dans la journée. C'est certainement la raison principale pour laquelle Mister Doux Lytle, qui se met déjà incroyablement à nu dans ses chansons, hésita de manière extrêmement touchante tout au long du set entre le sourire du désespoir et les larmes de la tristesse, assisté pour l'occasion de quelques bières.

Toutefois cela n'empêcha aucunement le groupe de fournir une énorme prestation insufflant une rage et une vie incroyables à la plupart des joyaux pops qu'ils ont sculptés au cours de ces dernières années avec un savoir faire, une cohérence et une régularité implacables que beaucoup doivent leur envier. Au contraire, encore plus que sur disques donc, le combat entre « électronique » et guitares fut sublimé par ce trop plein d’humanité. Fallait-il alors s’en réjouir ? Je crois bien que oui, qu’il n’y avait pas de meilleure manière de marquer notre respect que nos têtes ébahies.

Fatalement restés un peu sur notre faim suite à un unique et trop court rappel, on retiendra finalement, en cette année où étaient célébrés au Bourget les frères Wright, que certains américains sont définitivement plutôt doués lorsqu'il s'agit de nous faire décoller et tutoyer d'un peu plus près les étoiles...(Surtout lorsqu'ils nous délestent de nos derniers vilains scrupules en déclarant détester Georges W. Bush.)

Et voilà j'allais oublier de dire un mot de la première partie assurée par Ben Kweller. Le tout jeune américain a pourtant lui aussi emballé la plupart de l’audience par son incroyable présence seul sur scène, un humour bien trempé et des compositions solides. Un nom à retenir donc. Il a d’ailleurs promis de revenir par chez nous prochainement avec son groupe au grand complet…

A voir également :

http://www.grandaddylandscape.com/

http://www.benkweller.com

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