.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Open Air - Journée 3 / Partie 2

1ère partie :

Le : 17-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 05-09-2012

Bon avouons le, je n'ai pas vu la performance de Vanderbuyst. Il faut dire que les hollandais n'ont pas fait beaucoup de bruit par chez nous et ils seraient même considérés par quelques uns comme des seconds couteaux. Alors, seconds couteaux peut-être, ils ont quand même eu le privilège de jouer sur la Mainstage. Même si c'était en matinée et que ce n'était pas encore la grande foule c'est quand même un bon début de reconnaissance. Après, difficile pour nous de dire si ce passage sur cette scène était mérité ou si le groupe a su tirer profit de cette mise en avant. D'après le retours qu'on a eu à droite à gauche, leur set fut assez honorable, comme une sorte de bonne mise en bouche avant les véritables hostilités. En tout cas, un groupe comme Vanderbuyst est en train de démontrer qu'il existe bien une sorte de retour à un hard rock plus classiques, une sorte de retour aux sources comme pour ne pas se laisser se perdre une certaine qualité sonore et mélodique.

Do or Die vient à la suite et si on pouvait écouter avec politesse Vanderbuyst, avec encore embrumé par les vapeurs d'alcool (ou d'autres choses) des deux derniers jours, les belges nous remettent vite les idées en place. Un autre registre donc et Do or Die n'a jamais été réputé pour faire dans la dentelle. Il n'est pas encore midi et le groupe va jouer sa demi heure comme si c'était la fin du monde. Enfin, depuis le temps qu'ils sont sur le circuit il aurait été étonnant qu'ils se contentent de cachetonner. Ils ne nous ont pas donné l'habitude d'être dans la contre performance et vu le temps qui leur était impartie il n'était pas question de faire dans le détail. Enfin, surtout pour eux. Do or Die était donc à son niveau, sans surprise mais toujours aussi attractif.

Mais à peine les belges ont-ils plié les gaules qu'on craint de retomber dans un morne ennui avec Girlschool. Le groupe en est à sa troisième décennie d'existence et on craint un show tout mollasson qui sentirait un peu la gériatrie. Ce serait être mauvaise langue que dire cela d'elles puisqu'elles ont proposé un show tout à fait honnête et elles sont loin d'être des croulantes même si le poids des ans se fait quelque peu sentir. Pour autant, Girlschool est visiblement un groupe qui tient la forme et qui, expérience aidant, parvient à perpétuer sa légende avec de beaux instants de bravoure.

Alors, comme d'habitude on passe du coq à l'âne en voyant succéder à Girlschool les deathcoreux de All Shall Perish. Wall of death, circlepits et moshpits seront les bienvenues sur ce concert qui fait clairement monter la température. Que dire de plus ? Les américains ont été terriblement efficaces mais cela on le savait déjà et ils ont été à la hauteur de leur réputation. Ceci étant, c'est sans doute avec eux qu'on se dit que la journée commence véritablement faisant passer les groupes qui les ont précédé sur la Mainstage pour de petits plaisantins. Et il fallait bien ça, un set frontal et mené au forceps pour éclaircir l'horizon.

Le public est désormais en nombre et arpente allègrement le vaste espace qu'est devenu le Hellfest. Et c'est une grosse foule qui accueille D-A-D (Disney After Dark) pour un show millimétré et d'une parfaite maîtrise. Mais le vrai tour de force des danois est bien de rendre la chose vivante et sans artifice. De fait, le groupe se donne à fond avec un Stig Pedersen (basse à deux cordes!) et un Jesper Binzer (chant, guitare) très en verve. Les quarante minutes qui leur ont été accordé ont donc été sans bavures, sans temps morts, certes très classique (le répertoire du groupe ne permet en effet pas grand chose de plus) mais fort agréable. Mention bien donc pour ces danois que certains considèrent comme trop rares sur le territoire français.

Petite promotion pour August Burns Red. Déjà présents au Hellfest en 2009, les américains étaient passés sous l'univers confiné de la Terrorizer Tent. Trois ans plus tard, on leur réserve la Mainstage devant un public nettement plus massif. Mais est-ce qu'on est gagnant dans l'affaire ? Au vu de la performance du groupe et de l'enthousiasme du public (les moshpits ont refait leur apparition) il est clair que la réponse est positive. Peut-être que quelques uns préfèrent préfèrent les endroits un peu plus fermés (je suis de ceux-là) mais August Burns Red ne se pose pas vraiment ce genre de questions. Ils sont venus sur la Mainstage et ont procédé à leur œuvre de destruction avec une belle application. August Burns Red n'a donc pas raté son passage sur la grande scène du Hellfest, loin de là et continue à marquer des points.

Ceci étant, en ce dimanche les Mainstage n'ont pas fini de distribuer les uppercuts car même si on fait l'impasse sur Black Label Society, c'est plutôt Walls of Jericho qui va nous en mettre plein les dents. Le groupe de la sculpturale Candace Kucsulain a une fois de plus marqué les esprits et la chanteuse semble avoir encore pris de la masse musculaire depuis son dernier passage au Hellfest. En tout cas, elle impressionne et elle occupe l'espace de la scène avec une incroyable énergie. Et c'est cette énergie qui a fait d'elle plus qu'une simple curiosité. Aujourd'hui Walls of Jericho est respecté bien sur pour sa musique et ses albums mais aussi pour sa chanteuse qui n'a pas beaucoup d'équivalent. Les Walls of Jericho prouvent encore ici qu'ils sont un groupe majeur de la scène métalcore et que rien ne semble pouvoir les ébranler. En tout cas, le Hellfest est un peu leur demeure et le public le leur rend bien. C'est sans doute sur le set qu'il y a eu le plus d' « activités » dans la foule.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

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