.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Open Air - Journée 2 / Partie 2

1ère partie :

Le : 16-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 14-07-2012

Samedi matin donc. Pendant que je courais comme un dératé pour voir quelques bribes du concert d'As They Burn, Romain attendait gentiment son tour pour Channel Zero sur la Main Stage 02. Les belges qui avaient splittés en 1997 s'étaient reformé en 2010 et n'a fait qu'enchainer depuis. Les publications d'un live puis d'un album ont consacré ce retour en grâce. Restait à savoir si cela valait vraiment le coup parce qu'en général les retours sont rarement des réussites flamboyantes. Visiblement Channel Zero en a encore sous la semelle même s'ils ne sont pas forcément les plus transcendants qu'on ait pu voir jusqu'ici. Les fans, évidemment étaient ravis mais on ira pas jusqu'à dire qu'ils formaient le gros des troupes en cette fin de matinée.

Histoire de monter crescendo il fallait passer par la case Necros Christos qui officiait à la Temple. Necros Christos, c'est allemand, c'est carré, c'est concis, c'est black, profondément black. Nous ne sommes clairement pas là pour la gaudriole mais il faut reconnaître que Necros Christos sait envouter son monde. Ce ne sont sans doute pas les plus originaux dans le genre mais ils ont ce mérite d'être efficace et de posséder un leader charismatique. Ce n'est donc pas pour rien qu'ils sont au Hellfest. Malheureusement pour eux, Steel Panther jouent en même temps qu'eux et il n'est pas vraiment question de les louper.

Non, parce que Steel Panther, c'est quand même la touche kitsch du festival. Le groupe anachronique qui se croit encore dans les années 80. Les fringues, les coupes de cheveux, la musique. Quand on les voit pour la première fois on croit franchement halluciner. On peut les trouver ridicules, perdu dans une époque qui n'est pas la leur mais visiblement tout le monde s'en fout. C'est justement ça le truc de Steel Panther, c'est de ne pas se prendre au sérieux tout en restant dans une culture métal la plus décontractée. C'est comme si on tenait en eux les Spinal Tap des années 2000. On ne saurait dire si c'est mieux ou pire. En tout cas cela reste fun et ils sont nombreux à avoir compris ça.

Après ce moment de détente c'est autour de Death Angel d'investir la Main Stage. Bon, ce n'est pas la même musique, c'est moins fun mais les américains ne sont pas de ceux qui vous laisseront vous enfoncer dans la boue. L'énergie dégagée par le groupe est totale et Mark Osegueda est de la race de chanteur incapable de rester en place plus de deux secondes. Death Angel se donne à fonds, incisif et ne laissant aucune place au doute. Alors évidemment ça contraste avec Steel Panther mais justement si le Hellfest serait un festival sans contraste il perdrait de son intérêt.

Quoi qu'il en soit on reste sur la Main Stage pour voir Koritni avant de vadrouiller vers d'autres cieux. Les australiens sont devenus en peu de temps une valeur sure d'un métal, on va dire classique. Et puis, ce n'est pas la première fois qu'ils viennent fouler les scènes du Hellfest. Désormais, c'est comme si ils étaient un peu chez eux. Ils se comportent alors un peu comme les tauliers mais sans arrogance particulière. C'est juste qu'ils ont l'impression de jouer à domicile et que pour eux il n'y a aucune contrainte, aucun stress, juste du plaisir à donner et à recevoir.

Bon, assez trainé autour de la Mainstage et direction l'Altar pour du sang, de la sueur et de l'abyssal. C'est Necrophagia qui officie à cet instant et les américains n'ont jamais été réputé pour faire dans la dentelle. Ces rescapés des années 80, par lesquels est passé l'inénarrable Phil Anselmo à la fin des années 90, ne sont peut-être pas les plus grand-guignolesques (quoique) que le genre ait engendré mais ils ont le sens de la mise en scène. Solide, Necrophagia n'ira pas par quatre chemins et ne s'autorisera guère de fantaisie, axant plutôt leur show sur un côté grand messe du death avec, de ci de là, des bouts de corps humains sanguinolants qui jonchent la scène et qui sont utilisés par Killjoy comme des accessoires indispensables à son bien être. On ne s'appelle pas Necrophagia pour rien.

Pour succéder à nous bouffeurs de machabées, l'ovni Djerv n'aura pas eu trop de mal à faire chavirer la Temple. Mené par la magnétique Agneta Kjølsrud, Djerv s'est amené avec de la dynamite entre les mains pour en mettre plein la vue et les oreilles du public. Un grand show, manifestement pour un groupe qui n'a pas un énorme vécu. La bouffée de chaleur n'est pas loin mais il faut se maitriser car la journée réserve encore de grosses claques.

Crédits Photos : Romain Ballez

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