.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Open Air - Journée 1 / Partie 5

1ère partie :

Le : 15-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 05-07-2012

Il n'y a pas de suspense. J'avais déjà laché le morceau dans la troisième partie de cette première journée. C'est bien Taake et non pas Shining qui est prévu sous la Temple ce vendredi. Taake... ce groupe norvégien a fait hérissé les poils des pères la vertu qui ont vu en eux les pires licencieux, empêcheur de prier en rond et blasphémateurs absolus dont la présence au Hellfest a été vécu comme un affront insupportable. Franchement, on a bien rit. En fait, Taake est tout à fait le groupe prétexte pour dénoncer à mots couverts la tenue du festival. Ils clament qu'ils n'ont rien contre le Hellfest mais juste contre certains groupes « christianophobes ». C'est sans doute pour cela qu'ils ont tenté de faire annuler les aides des collectivités locales et de faire pression contre les sponsors du festival les années passées. Ceci étant, cette année, les protestations se sont résumées à un misérable clapotis qui s'est perdu dans le flot médiatique. En gros, leurs jérémiades, tout le monde s'en fout. Taake était donc bien là, prenant possession de la scène comme s'ils allaient au combat rééditant un set aussi puissant et habité que celui de 2009. De fait, il faudra se lever de bonne heure avant de les déloger de la place où ils sont.

Alors évidemment, quand on passe à Turbonegro on a l'impression que ces derniers sont de gentils bisounours. Passer de Taake à Turbonegro c'est comme si on subissait un choc thermique. Il faut dire que les deux groupes n'ont pas grand chose en commun, si ce n'est rien. Grotesque pour les uns, fun pour les autres, Turbonegro n'est pas forcément de ceux qui font l'unanimité. Pourtant, on ne peut pas leur enlever le fait que ce soit des bêtes de scène. Ils l'ont toujours été. Sur la Main Stage ils ont été à même de le prouver une nouvelle fois. Ca n'a jamais cassé trois pates à un canard mais ils assurent le show comme personne et, en l'occurence, c'était amplement suffisant pour la petite heure pendant laquelle ils ont pu montrer l'étendu de leur rock qui ne s'est jamais pris trop au sérieux. Turbonegro reste Turbonegro en somme.

20h30, c'est le papy hour. Lynyrd Skynyrd monte sur la Main Stage et on n'en attend pas grand chose. L'histoire du groupe est un peu derrière eux et elle ne se fera pas au Hellfest 2012. On va quand même les voir parce qu'ils restent des légendes du rock sudiste même si on sait que ça risque d'être un peu mou du slip. Ce n'est donc pas eux qui vont susciter des headbanging sauvages ou de furieux circle pit. On les regarde juste avec le plus grand des respects, pour ce qu'ils sont, sans qu'on se dise à un moment donné qu'il faut que ça s'arrête. Il y a encore un peu de magie et c'est celle-ci qu'il faut apprécier à sa juste valeur. Le reste, au fonds, n'a pas vraiment d'importance.

L'instant nostalgie terminée, direction l'Altar pour Cannibal Corpse. Là encore, le contraste va être cinglant. On passe quand même du rock sudiste à du death metal. Là encore, on ne va pas vous faire l'affront de vous dire qui sont les Cannibal Corpse et ce qu'ils représentent pour la scène death metal. Le maitre mot de ce concert sera donc « brutalité ». Brutalité sur scène, mais ça personne n'en doutait, mais aussi brutalité dans le public qui n'attendait qu'un groupe comme celui-ci pour donner toute la mesure de son agitation. Et Cannibal Corpse n'est pas du genre à calmer les ardeurs de son auditoire. Morceau après morceau, les américains en remettront une couche jusqu'à l'instant final. Il est probable que certains en soit ressorti avec quelques lésions mais peu importe, le bonheur était palpable.

Enfin, pour finir cette journée en beauté, Satyricon paraissait être un bon choix. Et, grands dieux, personne n'a eu à s'en plaindre. Là aussi, le duo norvégien, épaulés par deux musiciens français (Gildas le Pape et Silmaeth), sait ce que veut dire que d'enflammer une foule. Certains vous dirons que ce fur sans doute l'un des meilleurs concert du festival. On ne sera pas aussi catégorique car d'autres dans la journée ont été tout aussi bons et sur les jours à venir on verra qu'il y a également eu des instants tout aussi délectables. Quoi qu'il en soit, Satyricon aura marqué les esprits ce soir là, prodigant un set certes un peu classique par rapport à ce qu'ils ont déjà pu produire mais rudement efficace. Personne ne viendra dire le contraire. On aurait bien jeté un œil à Obituary, Amon Amarth ou encore Tragedy (pas le groupe de rap nantais, je vous vois venir, bande de petits malins) mais la fatigue aidant, il était préférable pour nous de plier les gaules. Et on sait que les deux jours qui nous attendent seront tout aussi chargés.

Crédits Photos : Romain Ballez

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