.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Hellfest Open Air - Journée 1 / Partie 4

1ère partie :

Le : 15-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 03-07-2012

Le marathon continue pour Romain, car après Lizzy Borden il crapahute jusqu'à l'Altar pour accrocher quelques clichés d'Unexpect et surtout de la charismatique Leïlindel aka Roxanne Hegyesy. Unexpect, voilà encore une formation atypique qui n'hésite pas à mélanger les genres (death, black, jazz, prog, médiéval, électro...) intégrant un violoniste en son sein et un bassiste qui use d'une basse à 9 cordes. Sans doute le groupe le plus hétéroclite du week end. Il n'en demeure pas moins que depuis le temps que la formation québécoise officie ils ont largement dépassé le stade de la curiosité. Spécialisé dans le mélange des genres cela donne sur scène une performance toujours étonnante. Ca ne vous aide pas à digérer, étant donné qu'ils sont passés après l'heure habituelle du déjeuner (en même temps est-ce qu'il y a une heure pour manger au Hellfest?), mais on voit là un Unexpect à des années lumières des lieux communs.

Pendant que je suis en train d'assister au concert des sémillants Victims, Romain se décide d'aller voir les vétérans de Molly Hatchet. Du coup, je n'ai pas vu grand chose de nos papys rockers. On espère simplement que leur rock sudiste n'ait pas autant vieilli que les artères de leurs auteurs. On ne se fait pas trop d'illusion mais on leur doit un peu de respect ne serait-ce que pour ce qu'ils représentent. Cependant, au loin, je pouvais les entendre en sortant du set de Victims. Sans être le groupe le plus audacieux du Hellfest 2012, Molly Hatchet a encore de beaux restes. C'est l'essentiel. D'autres, au mêmes âges, ne peuvent pas forcément en dire autant.

Pour se redonner un petit coup de boost il fallait bien passer par la case Gorod. Là encore on tombe sur de la valeur sure. Les français (c'est décidément leur journée ce vendredi) ont surtout fait leur réputation sur scène et à l'heure de défendre leur dernier opus (A Perfect Absolution), ils sont prêts à mettre les bouchées double pour ne pas être pris de revers par plus jeunes qu'eux. Il faut dire que Gorod après quinze ans d'activité (dont une partie sous le nom de Gorgasm) est à maturité et que sur la scène de l'Altar ils font autorité sans jamais être sur la défensive. C'est sans doute pour cela qu'ils sont encore là et qu'ils dominent de la tête et des épaules.

Mais d'autres légendes nous attendent. Discharge joue sous la Warzone. Discharge quoi ! Bon, ce n'est plus le line-up originel et ce depuis bien longtemps, Rat a un peu forci, les autres ont forcément vieilli mais, bon sang de bois, ça envoie encore du lourd. Ces rescapés du punk, la génération 77, en ont toujours sous la semelle et Rat, chanteur expressif, est comme un poisson dans l'eau dans cette Warzone qui est décidément devenu un espace de combat où la boue a élu domicile pour la plus grande joie de tous. Discharge, en tout cas, est fidèle a ses principes et c'est surement l'une des belle satisfaction de la journée. Le jour où cela ne sera plus le cas il sera temps de baisser le rideau.

Pour le fun, on va voir Heaven Shall Burn au Main Stage. Enfin « on », Romain, parce que personnellement, je préfère faire l'impasse. Non pas parce que les Allemands sont inintéressant mais parce que j'ai besoin d'une pause. Le carré vip m'est alors tout indiqué. C'est donc un peu au loin que j'entends le martèlement d'Heaven Shall Burn. Ca semble efficace mais que dire de plus ? Je commence à comater mais le métalcore des teutons ne me permet pas de m'endormir tout de suite. Ceci étant, certains festivaliers n'hésitaient pas à piquer des roupillons à côtés des enceintes. Bien emméché, on dort partout. Alors, Heaven Shall Burn a peut-être fait un set « jouissif », comme l'orga nous l'a présenté, mais il fallait décidément que je recharge les piles avant l'épreuve Taake (ou Shining, le doute était encore là).

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

http://www.hellfest.fr

?>