.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Open Air - Journée 1 / Partie 3

1ère partie :

Le : 15-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 02-07-2012

C'est bon signe. On a survécu à la première matinée et tout s'est passé dans le meilleur des mondes. Le temps d'un petit casse dalle et il faut bien repartir à la chasse aux images. Le choix se porte alors sur les suédois de Victims avec leur punk hardcore hautement efficace. Ils officient à la Warzone pour une scène qui est manifestement taillée pour eux. Personne ne s'y trompe et la formation est à la hauteur de leur réputation qui n'a fait que grandir ces dernières années. Il n'y a pas grand chose à redire de leur performance. Victims fait le job et ce de la meilleure des manières. Comme beaucoup de groupes qui joueront à la Warzone, Victims nous aura à l'énergie et, franchement, on ne demandait que ça.

Ceci étant, je me rends compte que je n'ai pas encore mis les pieds à l'Extreme Market. Celui-ci est toujours aussi grand et toujours aussi fréquenté. On pourrait y passer des heures tant les échoppes sont nombreuses et variées. Il faudrait avoir le temps et le temps je n'en ai pas. A peine ai-je fait le tour de l'endroit qu'il faut aller voir les joyeux drilles de Darkspace. Eux aussi ont un certains sens de la mise en scène. Visages blafards, vétus de noir, position statique, ce trio suisse est seulement équipé d'une basse et de deux guitares. Hors de question de jouer le branle manche ou de s'autoriser la moindre fantaisie. Ici c'est bien une musique d'outre tombe dont il est question. Jouant d'une manière puissante et monolitique, les riffs pesants des guitares enveloppés par une ambiant abyssale et cathartique est troublé par moment par les hurlements guturaux et surnaturels des deux chanteurs. Ca fait froid dans le dos mais en même tant Darkspace se révèle assez fascinant.

Après ce bon moment de détente, c'est au tour d'Orange Goblin d'avoir nos faveurs. La bande à Ben Ward a déjà de la bouteille (quasiment vingt ans d'existence) mais il n'est pas encore temps pour eux de baisser la garde. Et ils nous l'ont encore prouvé sous la Valley. Imposant, Ward en profite pour arranguer la foule qui ne demandait que ça. Le reste du groupe ne sera d'ailleurs pas en reste. Orange Goblin démontre ici qu'ils sont à leur meilleur et qu'il serait bien malencontreux de venir marcher sur leurs plates bandes. Si on n'avait vu qu'eux on aurait pu conclure que c'était le meilleur concert de la journée tant le groupe a réussi à nous captiver. Du solide rien que du solide et The Valley est bien le digne successeur de la Terrorizer Tent dans années précédentes.

Direction The Temple où je pensais voir Shining. En fait, j'avais un doute car on avait entre les mains deux programmes différents. L'un annonçant Shining, l'autre Taake. Il s'avéra que Shining fut décalé au lendemain et que Taake jouerait bien ce vendredi. Taake donc. L'attente dans la file de photographe. Suffisamment longtemps pour voir Romain me rejoindre. Il avait lui aussi dans l'idée de shooter Taake. Qu'à ne cela ne tienne, les photographes ne sont pas super nombreux sous la Temple (contrairement aux Main Stage) et on peut passer à deux sans soucis. Les photos que j'ai pris ne seront alors que pour le plaisir et son visible ici. On verra sur le prochain article l'impression sur ce concert. Après Taake, je navigue alors de scène en scène en attendant fièvreusement Hank 3. Shelton Hank Williams 3, petit fils d'Hank Williams et digne héritier de ses aïeux. L'homme n'est pas un traditionnaliste au sens strict du terme. Il peut très bien aborder la country (parce que c'est ce qu'il fait, tradition familiale oblige) d'une manière classique mais son péché mignon reste tout de même sa façon très particulière de transformer le genre en lui apportant une dose de punk et de hardcore. Pendant deux heures, Hank 3 va ainsi faire monter la pression, jouant d'abord sur un registre tout à fait classique pour durcir peu à peu le ton. A coup sur, Hank 3 était la réelle attraction de cette première journée malgré la qualité de tout ce qui a pu se passer ailleurs. Après Hank 3, rassasié, je ne me sens pas l'envie de me sustenter durablement sur d'autres scènes. Je papillonne, dans la gadoue, puisqu'il pleut depuis la fin de l'après midi, me rendant compte que la Warzone va décidément bien mériter son nom et en me disant qu'il y a encore deux jours à s'en mettre plein les oreilles.

Crédits photos : Fabien Pondard

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