.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Hellfest Open Air - Journee 1 / Partie 2

1ère partie :

Le : 15-06-2012

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 26-06-2012

La première journée a aussi été des plus rythmée pour notre camarade Romain qui a commencé sa matinée par les gais lurons de Merrimack. La formation française fait partie surement de ce qui se fait de mieux dans le Black dans l'hexagone. Ils inaugurent ici la scène du Temple et il ne faut rien louper car Merrimack ne jouera qu'une petite demi-heure. Dans un concentré de noirceur ces vétérans du Black ne laisseront personne respirer et ouvrent sur cette scène la porte des enfers qui ne se refermera que trois jours plus tard. Largement le temps de voir déferler une horde des plus belles bizarreries du métal.

Mais il faut choisir et il n'y a pas que la Temple, il y a aussi l'Altar, la scène qui lui fait face. Et pour succéder à Merrimack, il y aura d'autres français, ceux de Benighted qui, eux aussi, ne sont pas nés de la dernière pluie. Axé sur le Brutal Death Metal (oui, je sais, il y a presque autant de genres qu'il y a de groupes..), Benighted n'est pas de ceux qui seront là pour vous faire des calins. Là encore pendant une petit demi-heure ce sera une montée constante d'adrénalyne qui ne laisse de répit à personne. Mais c'est bien une mise en train que l'on est en train de nous proposer car au fur et à mesure de la journée la durée des sets iront en augmentant et il ne faudra pas avoir le souffle court si on veut enchainer sur les scènes Altar/Temple.

Pas de temps mort, il faut enchainer sur Belenos. Belenos, des français une fois de plus. A croire que cette matinée leur est réservée. Cette fois si on est toujours sur le territoire du Black on explore la veine Pagan de la chose. Nous voilà donc avec quelque chose de plus solonnel, de plus porté vers des considérations traditionnaliste, dans une orientation celtique (en même temps, le nom du groupe ne laisse pas vraiment de doutes) qui allie la force brut du black et des élans acoustiques qui font la balance. Mais là encore, 30 petites minutes et puis s'en va. Un peu dur pour un groupe qui, visuellement a des atouts indéniables.

Ceci dit, c'est bien beau d'alterner entre l'Altar et la Temple mais il se passe aussi des choses sur les autres scènes. Retour donc, sur les mainstage pour assister au set des miraculés de Black Bomb A. Dans le fonds, même si on change de scène et d'environnement, on reste dans le métal hexagonnal. Avec Black Bomb A on s'échappe quelque peu de la noirceur pour retrouver quelques fondamentaux. Entre metal et hardcore, Black Bomb A n'a plus grand chose à prouver si ce n'est de montrer qu'ils ne sont pas encore dépassé. Le groupe fait plus que se défendre et ils méritaient amplement un passage sur la plus grande scène du festival. Ils n'ont rien perdu de leur pugnacité et aujourd'hui, c'est vraiment tout ce qui compte.

Quitte à être sur la Mainstage, autant y rester. C'est Lizzy Borden qui vient succéder aux dynamiteurs français. Là on revient à quelque chose de plus classique, de plus léché, une forme oldschool du hardrock très 80's. Il y a des fans, c'est certain et même si c'est assez éloigné de ce qu'on pouvait recherché, il faut aussi comprendre que le Hellfest est aussi un festival qui aborde le métal au sens large. Ceux qui n'ont pas encore compris ça (il serait temps en même temps), il faut aller ailleurs. Ceci étant, Lizzy Borden a au moins le soucis de la mise en scène. S'octroyant les services des Nympherno (qui interviendront d'ailleurs tout le week end), les américains auront su mettre le public dans leurs poches.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

http://www.hellfest.fr/

?>