.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest - Open Air - Terrorizer

1ère partie :

Le : 19-06-2011

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 26-07-2011

Après une journée assez physique la veille, ce dimanche apparaissait comme une petite douceur en comparaison. A l'évidence et d'un point de vue formel, oui, elle le sera mais sur le point de l'émotion elle sera tout aussi forte, sinon plus. On aurait apprécié voir Red Fang mais le groupe de Portland passait trop tôt pour qu'on puisse les voir. Ce n'est pas qu'on ne pouvait pas les voir, mais il fallait se lever dans les temps, ce qui ne fut pas le cas. On se rattrapera largement avec Knut dont le dernier disque, Wonder, est d'une très bonne tenue. Le sludge-post-corien, mené par un Didier Séverin en verve, fera merveille et même si on regrette d'avoir loupé Red Fang on se dit que la journée comme plutôt bien avec Knut. Les suisses feront un set solide et sauront faire comprendre qu'ils étaient assez ravi d'être là.

Knut

Knut

Knut

Le groupe qui leur succède est une surprise. Ne sachant rien de rien sur Ghost, je m'attendais vraiment pas à ce qui allait suivre. On voit des gens s'occuper des balances mais rien ni personne qui nous permette de mettre un visage sur un des membres du groupe. De toutes façons, comme je l'appris plus tard, personne ne sait vraiment qui se cache derrière Ghost. Et pour cause. Les musiciens se tiennent sous des soutanes avec capuchons et leurs visages sont masqués. Le chanteur, habillé en évèque porte lui aussi un masque mais en sillicone mettant en scène le visage d'une homme austère et mortifère. Les croix inversées sur son costume montre que nous n'avons pas affaire ici à du christian-rock. Avec son côté grand guignol, Ghost nous impose une musique cérémonial, gentiment satanique mais surement théatral. Un plaisir pour les yeux mais aussi pour les oreilles puisque le groupe n'a rien de désagréable et des morceaux comme Ritual et Con Clavi Con Dio (pour de prendre que ceux là) sont terriblement efficaces. Ce que ne contrediront pas un public par avance conquis.

Ghost

Ghost

Ghost

Ghost

Ghost

Par contre, le groupe qui suit est l'une des grosses attractions de la journée. On ne présente plus Kylesa et le souvenir de 2009 est encore assez présent. De fait, leur nouvelle présence au Hellfest se transforme en un moment incontournable. Un moment qui a bien failli ne pas se réaliser quand Philip Cope s'est pris un moche court-jus à cause d'un theremine défectueux qui a bien failli le laisser incapable de tenir son rang. Plus de peur que de mal finalement mais Cope, visiblement agacé, ne se laissa pas désarçonner et livra avec ses camarades un show dantesque (le theremine en moins) comme si de rien n'était et rendant grâce à un Spiral Shadow qui n'est pas loin d'être considéré comme leur meilleur disque. Malgré ce petit contretemps, Kylesa a montré qu'il était en plein possession de ses moyens et qu'il était surement au somment de son art. Quels veinards nous sommes.

Kylesa

Kylesa

Kylesa

Kylesa

Kylesa

Kylesa

On fait l'impasse sur Grand Magus, Goatsnake et Black Dahlia Murder parce qu'il faut bien voir ce qui se fait ailleurs et qu'il fait faim quand même. Le temps donc de se restaurer, de retrouver des amis, de se faire renverser dessus un boc de bière par des faux-fans de Kiss bourrés mais sympathiques qu'il est temps de faire des pieds et des mains pour Electric Wizard. Electric Wizard qui, comme Kylesa, était déjà présent en 2009 et ceux qui les avaient manqué ont eu une belle occasion de se rattraper. Et celle-là il ne fallait pas passer à côté. En effet, Electric Wizard, encensé de toute part, devenu presque un mythe, sera à la hauteur de sa réputation. Un gros son, lourd, épais, malsain, le groupe jouant sous un mur de fumée et avec en arrière plan la diffusion d'un film érotique 70's à tendance SM. On reste subjugué, impressionné par la performance du groupe. Un moment de bonheur noir.

Electric Wizard

Electric Wizard

Electric Wizard

Electric Wizard

Electric Wizard

Electric Wizard

Cette fois, on n’ose plus vraiment quitter la Terrorizer. L’ombre de Kyuss se rapproche mais avant il y a l’obstacle Hawkwind. Enfin, un obstacle, pas vraiment mais on se demande ce que peut donner ce groupe qui a plus de quarante ans de carrière derrière lui avec des membres qui n'ont plus la première fraicheur. Quand on les voit arriver pour les balances seuls Mr Dibs et Niall Hone semblent avoir la meilleure forme. Les autres, et pas les moindres, Tim Blake (qui se tient devant moi), Dave Brock (le seul membre ayant fait toute l'aventure Hawkwind) et Robert Chadwick, ressemblent à de vieux babs décrépis. Pour autant les apparences sont trompeuses et Hawkwind a encore pas mal de ressources. Les britanniques avec leur rock psyché métalisé sauront convaincre les plus sceptiques. Un show qui aurait pu mal finir puisque Mr Dibs ne voulait manifestement pas quitter la scène estimant qu'ils n'avaient pas tout à fait fini. En vain, il demanda à jouer un morceau de plus. Dépité et en colère il céda la place mais n'oublia pas de saluer le public qui en aurait bien voulu un peu plus.

Hawkwind

Hawkwind

Hawkwind

Hawkwind

Hawkwind

Mais bon, à ce moment là, tout le monde trépigne, on essaye de se faire une belle place, on se sert un peu. Un peu trop même. Surtout quand vous avez quelqu'un du sexe féminin derrière vous qui n'a d'autre choix que de se coller à vous parce que la foule pousse pendant le concert et que vous, pendant ce temps là vous essayez de faire des photos en sentant dans votre dos les protubérances mamaires de ladite demoiselle. Je vous jure que c'est génant. Cependant, on arrive à en faire abstraction parce que bon, c'est Kyuss sur scène ! Merde quoi ! Enfin, c'est moins la surprise que l'année dernièreNick Oliveri et Brant Bjork étaient venus à la surprise générale seconder John Garcia. Cette fois-ci, c'est officiel, Kyuss s'est reformé, sans Josh Homme, mais l'essentiel du groupe est là. Et même si on s'attendait à la note près à ce qui allait se passer, la magie s'est opéré magistralement concluant le festival comme il s'était achevé (ou presque) l'année dernière. On ne pouvait pas rêver mieux.

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Kyuss

Crédits photos : Fabien Pondard

A voir également :

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