.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest - Open Air - Terrorizer

1ère partie :

Le : 18-06-2011

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 06-07-2011

Le programme, on le sait, va être plus chargé et plus mouvementé que la veille sous la Terrorizer. La journée est ouvertement hardcore et on s'apprète logiquement à souffrir. Déjà on s'est épargné les groupes du matin (Arma Gathas, Nasty, Your Demise) et on a regardé avec parcimonie Deez Nust et Raw Power. Donc, pas de quoi avoir un avis définitif. En attendant Shai Hulud, qui est sans doute la première grosse attraction de la journée, un passage éclair sous la Rock Hard Tent pour voir un Exhumed sur le retour. Etant donné que je n'ai pas les armes pour apprécier le death metal des américains, je ne m'attarde pas. Peut-être qu'il y avait quelque chose à découvrir mais l'appel de Shai Hulud est décidément le plus fort.

Exhumed

Shai Hulud

Shai Hulud

Assurément, c'était l'un des concert à ne pas rater. Groupe à la vie mouvementée, Shai Hulud après moults péripéties revient au Hellfest après être venu en 2008. Comme ça, ils n'ont l'air de rien. Mike Moynihan, le nouveau chanteur a l'air d'un jeune adulte à peine sorti de l'adolescence, Matt Fox et Matt Fletcher n'ont rien d'impressionnant. Evidemment, pour qui ne connait pas Shai Hulud, la surprise a du être grande lorsqu'ils se sont mis à l'ouvrage. Un déluge d'énergie pure, une hystérie de groupe avec un Mike Moynihan et un Matt Fox ne cessant d'haranguer la foule. Moynihan, comme à son habitude, va nez à nez avec le public comme pour l'étreindre et lui asséner les thèmes favoris au groupe (misanthropie, compassion, espoir...). En un rien de temps Shai Hulud retourne la Terrorizer. Le show nous a semblé trop court. Pourtant, ils ont joué leur quota et tout le monde en redemande, mais il faut bien laisser la place à US Bombs. En tout cas, Shai Hulud représente la première grosse baffe de la journée.

Shai Hulud

Shai Hulud

Shai Hulud

Shai Hulud

Si on est passé à côté de ces mêmes US Bombs, sans trop de regrets d'ailleurs, il faut avouer que de ne pas voir Comeback Kid a peut-être été une erreur cruciale. On s'en remettra surement car le programme du reste de la journée est encore bien chargé. Pour autant, ce ne fut pas avec Times of Grace qu'on aura pris une bonne suée. Leur metalcore bon teint a surement ravi un public plus jeune et sans doute moins expérimenté mais même si le groupe n'est pas forcément déplaisant, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Un public jeune donc, pour une musique calibrée pour les jeunes. C'est certainement efficace et ceux qui m'entouraient se sont largement délectés du spectacle alors qu'il n'y avait pas de quoi leur dresser une statue. Ce même public qui boudera les historiques D.R.I alors qu'ils auraient pu un peu s'instruire. Une conversation surprise au hasard résumait la chose :

"- Il y a quoi après ?

- Bah DRI, c'est pour les vieux.."

On ne va pas se la jouer vieux crouton mais entre les deux groupes, il n'y a pas vraiment eu photo.

Times of Grace

Times of Grace

Times of Grace

Bon, les membres de D.R.I. ne sont certes pas de la première jeunesse mais leur importance dans le hardcore et le trashcore ne peut guère être remis en compte. La seule inconnue est de savoir si voir D.R.I. aujourd'hui vaut encore le coup. Et bien oui, cent fois oui. Car même si ils ne sautent pas partout et ne prennent pas des poses de jeunes premiers, ils ont su être très convaincants. Efficaces de bout en bout, ils ont su faire ce qu'il faut pour convaincre une jeune génération qui n'avait pas cru en eux. Ceux qui ont quitté la Terrorizer en croyant qu'allait jouer un groupe de vielles croutes pourront avoir quelques regrets. Ils en auront également ceux qui se sont absentés quelques instants pour se restaurer pendant que Terror jouait. Ce fut mon cas. Quand il fut le moment de s'approcher, Terror avait déjà mis le feu et il était plus prudent de rester en retrait. Si ce combat là fut manqué il était impensable de manquer celui qui s'annonçait. Et ce combat s'appelle Converge.

D.R.I.

D.R.I.

D.R.I.

D.R.I.

D.R.I.

Parce que oui, le concert de Converge fut une dure lutte. Si il a commencé sans tension particulière avec un Jacob Bannon rigolard, il suffit que ce dernier tombe le sweat pour que le concert soit un déchainement total. Jacob Bannon est une bête de scène, on le sait et il le prouve une fois de plus ce soir là. De fait, tous les regards sont portés principalement vers lui. C'est lui qui imprime le rythme, qui harangue la foule, qui marque toute la tension que le groupe dégage. Pourtant les autres musiciens ne sont pas en reste (notamment Nate Newton qui se démène comme il peut mais avec une grosse sincérité) mais l'aura de Bannon est sans doute la plus forte. Peu importe, il faut prendre Converge comme un tout et le public s'en fout royalement de savoir qui porte la culotte dans le groupe. En effet, être dans la fosse à ce moment là n'est pas de tout repos. On aura eu le droit à tout dans la foule mais on ne se plaint pas, c'est la rêgle du jeu et tant mieux car un concert de Converge qui se passerait dans le calme le plus total reviendrait à se poser des questions sur le groupe même. En tout cas, on ressort du set complètement éreinté mais heureux. C'était le but.

Converge

Converge

Converge

Converge

Converge

Enfin, on en ressort, c'est vite dit parce que il faut bien enchainer avec les Bad Brains. Au moins on a un peu le temps de souffler puisque HR et ses camarades prennent leur temps pour faire leur balance. Un temps suffisant pour voir un type chercher à la lampe ses lunettes perdues pendant le troisième morceau de Converge. On lui a conseillé d'abandonner. Le temps également d'une demande un peu particulière d'une jeune fille qui voulait savoir où il fallait se placer pendant le concert des Bad Brains. Ne sachant pas vraiment ce qu'ils avaient décidé de jouer je lui ai conseiller de rester sur les côtés au cas où ils se mettraient à reprendre leurs vieux hits hardcore. Et heureusement parce que les Bad Brains ont commencé par ça avec le bon mouvement de foule qui va avec. Pour autant, leur set a été un mix entre les morceaux hardcore et reaggae. Du Bad Brains en somme, il fallait s'y attendre. On aurait pu croire que dans un festival de métal les Bad Brains se soient cantonnés à jouer que du hardcore. Et puis bon du reaggae au Hellfest fallait oser mais personne, autant que je sache, a protesté. Preuve, s'il en est encore une fois, de l'ouverture d'esprit des festivaliers. Quoi qu'il en soit cela reste un mythe qui joue devant nous et chacun prend la mesure de l'évènement.

Bad Brains

Bad Brains

Bad Brains

Bad Brains

Bad Brains

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