.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest - Open Air - Main Stage

1ère partie :

Le : 18-06-2011

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 01-07-2011

Deuxième jour, deuxième marathon. Parce que oui, être photographe au Hellfest ce n'est pas une synécure malgré la bonne ambiance. Il faut bien minuter son parcours et quand on sait qu'il y avait plus de trois cent photographes, il ne fallait pas louper la bonne vague. C'est pour cela que pour cette deuxième journée on a commencé par se manger les doigts. Un réveil tardif, un départ presque dans la précipitation et alors que nous avions prévu de couvrir Hammerfall il aura fallu se rendre à l'évidence. Même en arrivant à peu près à l'heure, l'accès au pit était plus que compromis. Peu importe, on se laisse à regarder tout de même la formation suédoise qui, malgré une programmation à l'heure de la digestion, ne démérite pas. On se dit qu'on va se rattraper avec The Haunted qui est l'un des groupes les plus attendus du festival. Et là, stupeur, on apprend que The Haunted est déplacé au Metal Corner à 1 heure du matin. La raison ? Le groupe coincé à Paris, n'aurait pas pu arriver dans les temps. Au moins cela fait le bonheur des parisiens de Hemoragy, tous contents de se retrouver sur la Main Stage, alors que ce n'était pas vraiment prévu pour eux.

Hemoragy

Hemoragy

Hemoragy

On se dit alors que cette journée va être maudite et que nous allons en être pour nos frais. On tremble à l'approche du concert de Municipal Waste. Quelle poisse va nous tomber dessus ? En fait, rien. Enfin si, Municipal Waste parvient à enflammer le public provoquant pogos et circle pits alors que pour Hammerfall tout le monde était resté bien sage. Il faut dire aussi que Municipal Waste a eu approche plus agressive et que leur musique prète un peu plus aux mouvements de foule.

Municipal Waste

Municipal Waste

Municipal Waste

Il n'y en a pas plus eu pendant le set de U.F.O. Ces vétérans dont les débuts remontent à 1969 n'ont sans doute plus la pèche d'antan (il suffit de voir le chanteur Phil Mogg) mais ils ont encore cette fibre qui ont rendu ce set tout à fait honnorable. Il y avait tout de même un certain respect dans la foule entre les fans de longue dâte et ceux qui, plus jeunes, sont plus dirigés vers des styles moins marqués par le temps. Cette forme de respect intergénérationnelle se retrouvait globalement sur les autres éditions. Elle n'est pas forcément unanime mais, dans une grande majorité, on n'a pas vraiment vu de conflit de génération. Les metalheads seraient-ils une grande famille ? On peut le penser. On y voit certainement moins de cynisme, de railleries ou de gens blasés qu'ailleurs. Il n'est pas question de faire un cirage pompe, tout n'est pas idyllique dans le monde du métal mais il reste encore ouvert et moins enclin à se regarder le nombril. En tout cas, même si on ne trouve pas forcément U.F.O à son gout personne, ici, ne leur manquera de respect.

UFO

UFO

UFO

Il en ira de même avec Thin Lizzy, autre vétéran et qui fait parti des classiques, venu prouver une fois de plus que malgré la disparition de Phil Lynott le groupe a encore une raison d'être. Manifestement, cela à l'air d'être toujours le cas. Un beau morceau de bravoure qui ne devra rien à personne. Décidément, les "vieux" assurent cette année. A leur suite, Destruction, pointure du trash métal fera un show à l'allemande, concis, carré, efficace. On ne pouvait pas vraiment attendre moins d'eux. Pour autant, avec Apocalyptica, on commence, en cette journée, à taper dans les grosses pointures. Formation atypique à base de violoncelle qui s'est fait connaitre du grand public en faisant un album de reprise de Metallica. C'était en 1996. Depuis, la formation finlandaise à fait un beau parcours mais la performance délivrée en cette journée n'a pas convaincu tout le monde. Le problème est le suivant : est-ce que le jeu d'un Apocalyptica est forcément adapté à des grandes scènes et des concerts en plein air ? Un petit doute s'installe.

Apocalyptica

Apocalyptica

Apocalyptica

Par contre des doutes on en aura moins avec Sodom qui, comme Destruction, nous vient d'Allemagne et nous délivre un trash-métal, comme Destruction, qui ne fait pas dans le détail. Les amateurs auront su apprécier, surtout ceux qui les avaient loupé lors de l'édition 2008. Des doutes, on n'en aura plus du tout avec Black Label Society dont les fans, facilement reconnaissables, se sont déplacés en bon nombre. On gagne ici en épaisseur, des riffs lourds et gras mais le Black Label Society n'a jamais donné l'impression d'être une formation de gros lourdeaux. Si visuellement cela n'a rien de spectaculaire, musicalement on aura pu s'en mettre plein les esgourdes et c'est peu de le dire. Dommage que je n'ai pas pu assister à leur set entier. Le groupe envoyait du bois comme peu de ses prédécesseurs de la journée et honnêtement, ce fut la première grosse claque sur le Main Stage aujourd'hui.

Black Label Society

Black Label Society

Black Label Society

Et peut-être la seule car Kreator, par la suite n'a pas été spécialement enthousiasmant malgré un set honorable et surtout Scorpions qui, en pleine tournée d'adieu, n'a pas été d'une flamboyance à toute épreuve assurant le minimum syndical, jouant ses classiques dont l'inévitable Still Loving You qui, pour l'occasion a fait le tour des chaines de télévision. De l'aveu de pas mal de festivaliers, les teutons auraient pu faire mieux. Le dernier espoir réside alors en Coroner...ou The Haunted. Aaah ! The Haunted, on les aurait presque oublié ceux-là. Finalement arrivés, ils ont pu investir le Metal Corner pour un concert que beaucoup ont considéré l'un des tous meilleurs de la journée si ce n'est de ces trois jours. Apparement Coroner, fraichement reformé, fut tout aussi bon. Le choix a du être cornélien et les circonstances ont obligé pas mal de monde à faire une croix sur l'une des deux plus grosses attractions du festival. Pour ma part, j'ai choisi de ne pas choisir en me réfugiant sous la Terrorizer voir une autre légende : les Bad Brains. Ca valait aussi le coup, mais nous y reviendrons.

Scorpions

Scorpions

Scorpions

Crédits photos : Romain Ballez

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