.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Dominique A

1ère partie : The Pelican Crossing

Le : 23-03-2007

Lieu : Avermes (03), Salle Isléa

compte rendu proposé par Claire et publié le 04-04-2007

Découvrir une nouvelle salle de concert est toujours une grande expérience. Tiens, la tournée de Dominique A passe par mon département ? A Avermes ? Où est-ce, donc ? Bon, il faut une bonne heure de route pour y aller, mais c'est Dominique A, quand même ! Un coup d'œil sur internet suffit à me convaincre que la salle Isléa tient plus de la salle polyvalente que de la SMAC. Arrivée sur place, les détails se succèdent dans mon esprit : un gars surpris que je le remercie de me tenir la porte ; un hall d'accueil noyé sous la lumière crue des néons ; une buvette où une femme, la cinquantaine, me fait préciser ma commande : “vous voulez une Heineken ou une 1680 ?” (sic). Au bar, ceux qui boivent un coup en attendant l'heure ont entre 25 et 35 ans. Ils rassurent la dame du bar, qui explique pourquoi ils ne peuvent pas laisser entrer les gens dans la salle avec des canettes et transvasent les bières dans des gobelets : “vous savez, le public de Dominique A n'est pas vraiment violent…” Allons donc vers la salle. Des rangées de sièges jusqu'à deux mètres de la scène… bon, c'est un concert assis. D'ailleurs, je me rends compte que le public est assez familial. Des personnes relativement âgées, qui n'ont sans doute jamais entendu parler de Dominique A et encore moins de The Pelican Crossing, mais présents parce qu'ils ont un abonnement à la saison culturelle. Des enfants, aussi.

Rapidement, The Pelican Crossing entre en scène. Le groupe, “qui ne vient pas de loin” nous présente son répertoire, dans un décor de scène très lumineux. Disposés ça et là, on trouve une lampe à fibres optiques, un gyrophare, un feu de signalisation pour les piétons, un cube multicolore lumineux… Leurs chansons pop-rock sont très abouties, avec des mélodies ciselées, des arrangements subtiles. Ces cinq de Moulins sont en plus de très bons musiciens. Une formation assez atypique, puisqu'on retrouve un pianiste assurant le chant d'une magnifique voix, un guitariste venant soutenir son confrère au chant, un multi-instumentiste alternant la clarinette, la flûte traversière, le mélodica et d'autres instruments pas toujours identifiés, un bassiste qui restera imperturbablement assis tout au long de leur set, et un batteur offrant sa voix sur les chœurs. Une petite enquête à la fin de cette première partie me fera apprendre qu'ils ont déjà sorti une démo mais qu'elle ne leur rend pas hommage, mais qu'un nouvel album est en préparation. Comptez sur moi pour vous tenir au courant !

C'est alors au tour de Dominique A d'entrer sur scène. Il est seul, comme la dernière fois où je l'avais vu, il y a déjà trois ans. Un micro pour chanter, et un autre pour se sampler. Sur scène, de fines perches descendent du gril technique, traçant des lignes lumineuses verticales autour de lui, telles des lianes de lumières tombant du ciel. Le charisme du bonhomme est impressionnant. En deux trois chansons, avec quelques mots, il aura su conquérir son public, dont une partie n'était pas forcément acquise. Car Dominique A a pris de l'assurance, on le sent moins traumatisé qu'auparavant quand il s'agit de s'adresser à la salle, que ce soit pour s'excuser de bouleverser l'ordre de sa set-list, quand il découvre une corde cassée sur une de ses guitares, ou quand il annonce ses chansons : “Un p'tit rock”, “un vieux machin”, “un slow des familles”… Les titres ses succèdent, parcourant toute sa discographie, et un peu de celle des autres. C'est ainsi qu'il reprend “You look like Sheila” de Walter Salas Humara (des Silos), et bien sûr “Bagatelle”, de Yann Tiersen. Dominique A sera resté quasiment tout le concert une guitare entre les mains, ce qui fait que j'ai presque été surprise quand il a commencé à faire son petit moulinet de la main si caractéristique. Il faudra attendre les rappels pour entendre unmagnifique “Pour la peau”, version funky (“en tout cas, [son] interprétation du funky”) et “[son] plus grand succès”, à savoir “Le courage des oiseaux”. C'est sur un “Hit hit hit” endiablé que se terminera cette superbe soirée. Je n'ai toujours pas eu l'occasion de voir Dominique A en groupe (du moins pas depuis 1994…), mais quand je vois ce qu'il est capable de faire tout seul, je regrette de moins en moins.

A voir également :

http://www.commentcertainsvivent.com/

http://pelican.crossing.free.fr/

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