.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Workman, Hawksley

1ère partie : Pierle, An

Le : 29-11-2003

Lieu : Evreux, l'Abordage

compte rendu proposé par Claire et publié le 04-01-2004

Samedi soir, l'Abordage nous a offert un bien bon concert. Au programme, Hawksley Workman et en première partie, An Pierle.

Commençons par le début : la jolie An dépose sur son piano son thermos de thé, et s'installe sur le ballon sauteur qui lui tient lieu de tabouret. Elle gratifie le public d'un sourire plein de malice et de charme, salue en français, et se lance, sous l'oeil vigilant de son guitariste de mari. Après une introduction assez calme et un duo avec "la moustache la plus sexy de l'Europe" (mais ce qualificatif n'engage qu'elle ; pour ma part, le bassiste-violoncelliste m'a paru beaucoup plus... sympathique !), la dame se déchaîne complètement. Elle quittera son piano pour un accordéon le temps d’un "Helium Sunset" complètement schizophrénique. Elle alterne les titres calmes, où elle manie le claquement de langue de façon très sensuelle, et des titres où elle se lâche sur fond de stroboscopes, en gardant toujours le même sourire pétillant aux lèvres. Sur un titre, elle mènera un vrai jeu avec son batteur, dans un tic-tac des plus ludique. Sur un autre elle demandera à un couple de venir danser un slow sur scène (personne ne se lancera dans l’aventure…). Sur "Sing song Sally", elle demandera au public de faire les chœurs, ne se démontera pas quand quelqu’un lui fera remarquer que ça ressemble à du Blur, et lancera un très ironique "C’est l'enthousiasme qui compte !", à l’écoute de la cacophonie qui en a résulté… Après une chanson dédiée aux filles blondes ("on a bien des cerveaux !"), elle termine par une reprise très rock de "Paris s’éveille" qui a achevé de convertir la salle à sa cause, s’il en était encore besoin. C’est sous des cris comme on en entend rarement à l’Abordage que les quatre sont venu sur le devant de la scène, pour un salut très théâtral.

Ensuite Hawksley… Le bonhomme arrive sur scène, vêtu d’un débardeur moulant et coiffé d’une casquette légèrement de travers. On aurait dit Billy Crawford ! Cette fois ci, il est entouré d’un groupe complet, et nous produit avec une énergie hors du commun des vraies chansons pop qui donnent envie de danser, sans se poser de questions. Il est certain que "No reason to cry out your eyes" et "We will still need a song" sont des tubes en puissance. Sur quelques chansons, on retrouvera le Hawksley Workman de la précédente tournée, puisqu’il restera seul sur scène avec son pianiste de toujours, Mr Lonely. Ils nous offriront un morceau de pur cabaret-rock, et sur le titre suivant Hawksley en profitera pour aller se déchaîner sur la batterie, laissée à l’abandon par son occupant. Moi qui ai un niveau d’anglais assez faible, il faut l’avouer, je n’ai pu que me réjouir qu’il ait fait l’effort d’apprendre un peu de français, suffisamment pour plaisanter avec le public entre les titres… Le groupe nous offrira deux rappels débordants d’énergie (et torse nu, il est quand même pas mal, le monsieur…).

En tout cas, ce concert restera dans ma mémoire comme un long moment de bonne humeur et d’énergie. Même si certains peuvent être déçus par les albums, il faut avouer que la façon de les faire passer sur scène est on ne peut plus enthousiaste, et fait plaisir à voir. C’est agréable de sautiller sur place sans trop réfléchir, avec un sourire d’enfant aux lèves. C’est agréable d’assister à un concert ou les deux groupes rivalisent de talent, d’humour, de charme et de vitalité.

Merci !

A voir également :

http://www.hawksleyworkman.com/

http://www.anpierle.net/

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