.:.Chronique.:.

Pochette

Hopper

A tea with D.

[Ethylen records / Chronowax::2004]

|01 Stranger for good|02 More and more|03 The thief|04 Colours|05 Sham|06 All I know|07 The last sin|08 Good vibrations for neighbourhood militants|09 Calculating infinity|10 A tea with D.|

Hopper ne serait pas le groupe qu’il est sans le charisme de ses deux chanteuses-guitaristes, Aurélia et Dorothée. Elles ont commencé toutes les deux en 1999, en enregistrant avec les moyens du bord « There’s no place like home », un album minimaliste et lo-fi. Elles sont rejointes dès le début de l’année 2000 par Romain et Jean, qui complètent ainsi la formation. Ils sortent alors « Sunbelt » un ep qui les fera connaître du public et des médias. Le groupe enchaîne les concerts avec une envie rageuse de faire découvrir sa musique. « A tea with D. » apparaît alors comme une suite logique et indispensable à ce parcours pour l’instant sans faute. Aucune faute de goût non plus, puisque le lp est enregistré avec Peter Deimel (qui a travaillé également avec Chokebore, Deus ou les Thugs) et Iain Burgess.

La musique de Hopper est un rock à fleur de peau, souvent sombre, parfois même torturé, mais également résolument combatif et finalement toujours tourné vers l’espoir. Les chants mélés de Dorothée et d’Aurélie donnent à ces chansons une variété de ton qui leur permet de renouveler le genre. Il est difficile de cerner les influences du groupe tant leur musique leur est propre. Sur cet album, pas vraiment de tubes, mais un enchaînement de titres par lesquels on se laisse entraîner sans résistance sur les sentiers tracés par ce rock abrasif. On se laisserait bien conduire sans réfléchir, mais on aime se faire surprendre en chemin par le côté plus pop de « More and more », ou par le thème de Amicalement Votre fondu dans le refrain de « Colours » ; on aime également se perdre dans les volutes vaporeuses du somptueux « A tea with D. ».

A la fin de cette promenade musicale, on sait que le retour au calme n’est pas loin, que le ciel bleu va reprendre ses quartiers au dessus de nos têtes. Et on est heureux d’avoir pu profiter de la violence contenue de ces chansons et d’en être sortis indemnes. Enfin, presque indemnes...

note : 7.5

par Claire, chronique publiée le 03-06-2004

A voir également :

http://wearehopper.free.fr

http://www.ethytlenrecords.com

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dorian : avis du rédacteur
dropkick : avis du rédacteur

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