.:.Chronique.:.

Pochette

Ravi

Designing New Circles

[Emergence Records/Chimères Records::2004]

|01 Up&around|02 Fuck friend |03 Non committal answers|04 No miles driver|05 Granted|06 Dead letter|07 Feelings change so fast|08 Tommyguns for tommy rots |09 Point of no return|10 Artificial lights 1|11 Artificial lights 2|12 Courtesy off|

Ravi ce sont cinq gars de Caen, ville d’origine des déjà cultes Amanda Woodward, et de ceux qui sont en passe de le devenir : Apollo Program. Ravi c’est aussi deux demos autoproduites, un EP, et enfin cet album, Designing New Circles, sorti cette année sur les labels Chimères et Emergence.

Cinquante minutes de punk rock, d’emo, de screamo, de hardcore mélodique, etc. Tout ça concentré dans douze titres qui dépassent souvent les cinq minutes, rare pour du punk rock. Ravi ne se fixe pas de limite et explore plusieurs terrains, tantôt en pente douce, tantôt en pente brute, mais toujours équipé avec des Converses un peu flinguées. On pense a beaucoup de beau monde, aussi bien leurs voisins d’Amanda Woodward que les mythiques At The Drive In ou même Hot Water Music et Sunny Day Real Estate. Des ambiances variées, des mélodies toujours précises et inspirées, des rythmiques punk récurentes, aussi bien sur des titres mélancoliques, comme Dead Letter, que sur des titres hardcore/punk plus hargneux comme Tommyguns For Tommy Rots ou Courtesy Off. Des titres longs, mais aux structures évoluées et originales, on peut passer d’un couplet punkisant à un refrain rock mélodique, on va toujours de surprises en surprises, Ravi gatte nos oreilles et nous prouve que le genre dans lequel ils évoluent sait se renouveler. Le son est excellent, les voix enraillées se superposent quelques fois, avec ce chant en anglais qui renforce l’ambiance "baskettes et casquette sous le soleil californien", les guitares ne faiblissent jamais hésitantes entre riffs puissants et rock’n’roll à fond les manettes ou petits effets aiguës dignes des meilleurs groupes de college rock américains du milieu des années 90. Soulignons également la présence d’auto-remix et autres surprises farfelues sur le tout dernier titre qui dure plus de quinze minutes, un joli cadeau !

Bref, douze titres cent pour cent punk rock mais étonnamment variés. On peut malgré tout reprocher à ce disque son manque d'homogénéité ainsi qu'un son de basse pas assez gras, mais là c’est du pinaillage car les défauts sont quasi inexistants chez ce groupe, n’importe quel fan de punk rock tombera amoureux de Ravi ! En tous cas impossible de s’ennuyer, malgré la longueur a priori rebutante de ce premier album.

note : 8

par johan, chronique publiée le 01-06-2004

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http://www.ravi.fr.st/

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