.:.Chronique.:.

Pochette

Xiu Xiu

Fabulous muscles

[Tomlab::2004]

Déjà le quatrième album du prolifique groupe Californien. Leurs excellents premiers passages à l’album « Knife play » et « Chapel of chimes » ne datent que de 2002, et on se demandes si à ce rythme là ils vont être capables de tenir la barre encore longtemps. Le style est toujours le même, on nage dans l’univers torturé, tarabiscoté, travaillé et sombre de Xiu xiu. Cascades de synthés, électroacoustique, ou parfois simple guitare sèche, les compositions ne sont jamais mauvaises - bien que cela manque de titres à la hauteur des « Jennifer Lopez » et des « Hives hives » des premiers albums.

On a le droit à une pochette sexy, en France, au lieu d'un jeune homme avec un chat on a une jeune femme en maillot(ça change des hommes en érection, ou des images de Freddy Mercury). Mais heureusement le cd est le même pour tous, et les idées et ambiances sonores qui font le son si particulier du groupe sont toujours là. La voix de Jamie Stewart est peut être parfois moins expressive, moins torturée qu’avant, mais rien de très grave là dedans. C’est donc un album de bonne qualité qui est plein de bons morceaux, à l’image de l’excellent « Clowne towne », mais qui malheureusement ne renouvelle pas le genre du groupe.

note : 6.5

par rentboy, chronique publiée le 17-05-2004

A voir également :

http://www.xiuxiu.org/

.:.Un autre regard.:.

Avant ce disque, Xiu Xiu était un groupe difficile à écouter. Il était même éprouvant. Maintenant, il est magique, magnifique…trop de superlatifs qui seraient ridicules mais mérités.

Comment passer a coté de ce disque. La démocratisation de Xiu Xiu en quelque sorte. « Accessible » ne serait pas le terme le plus approprié, même si compte tenu des folies sonores sorties auparavant, vous pourriez bien comprendre.


« Fabulous Muscles » est un album magnifique. Pour une seule raison, il est très touchant. La musique crée par les californiens est à pleurer. Toujours aussi bruitiste, elle est aussi plus construite et plus « pop » sur « Crank Heart » et « I luv the valley oh ! » par exemple. Jamie Stewart crache et gerbe sa haine, toutes ses faiblesses et névroses y passent, et que c’est agréable à écouter. Les paroles peuvent faire peur à certains, mais en faisant attention, on decèle des passages de toute beauté. J.Stewart est un fou, un fou qui crée une musique forte et sans compromis. Son œuvre est l’une des plus touchantes que j’ai connu. Et sans exagérer.

note : 10

par dorian, chronique publiée le 17-05-2004

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

Remi DW : avis du rédacteur

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