.:.Chronique.:.

Pochette

Beulah

Yoko

[Fargo::2004]

|01 A man like me|02 Landslide baby|03 You're only king once|04 My side of the city|05 Hovering|06 Me and Jesus don't talk anymore|07 Fooled with the wrong guy|08 Your mother loves you son|09 Don't forget to breathe|10 Wipe those prints and run|

Eh voilà ! Voici un groupe qui sévit depuis 1997, qui sort avec Yoko son quatrième LP, et que je découvre seulement maintenant… Beulah… en voilà donc un drôle de nom de groupe, qui sonne comme une interjection de nos régions. Pourtant, cette formation nous vient tout droit de Californie. Yoko… le titre de l’album fait songer au japon, au prénom d’une compagne de star de la pop… Celle-ci aura d’ailleurs écouté attentivement l’ensemble des chansons avant de donner l’autorisation pour l’utilisation de son patronyme.

Mais cette autorisation ne semble pas usurpée, non pas à cause d’un rapport entre l’album et les extravagances de la dame, mais parce que les morceau laissent paraître une évidente inspiration des Beatles. Il serait pourtant bien simpliste de réduire ce Yoko à cette filiation. La musique qui nous est servi est une pop acidulée, qui respire la joie et qui vous colle un sourire sur les lèvres pour la journée. Les refrains se font petit à petit une place dans votre esprit, et vous vous retrouver à les fredonner sans même vous en rendre compte. Vous vous retrouvez en train de hocher doucement de la tête sur des mélodies plus douces, les yeux mi-clos. D’autres influences, et non des moindres se font sentir, sur cet album. On peut citer en vrac : Badly Drawn Boy (Landslide Baby), Primal Scream (You’re Only King Once : tiens, les initiales de ce titre forment le mot yoko…), Grandaddy (Hovering), Wilco (Don’t Forget to Breathe)…

Le plus surprenant sur cet album, c’est quand on se penche d’un peu plus près sur les paroles : elles sont sombres, profondes, parlent de relations fichues, de séparations… Cela n’est sans doute pas sans rapport avec le fait que quatre des six membres du groupe se soient séparés de leurs compagnes pendant la réalisation du disque. Mais peut-être par pudeur, peut-être pour conjurer le sort, l’album garde une légèreté dans le ton, qui fait dodeliner de la tête et siffloter ces mélodies agréables.

note : 7

par Claire, chronique publiée le 14-05-2004

A voir également :

http://www.beulahmania.com

http://www.fargorecords.com

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jean marc : avis du rédacteur
Fabien : avis du rédacteur

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