.:.Chronique.:.

Pochette

Magicrays

On the shoreline

[Gentlemen Records::2004]

|01 take me home|02 parallel|03 undo|04 black|05 postpone|06 ahead of a parade|07 pedestal|08 where shade sparks|09 echo of revenge|10 for stars|11 overdrive|12 inconsolable|

L’album en mains on pourrait se tromper. John Parish qui a tant fait pour l’électrique Polly Jean Harvey est inscrit en plus gros que le nom du groupe lui-même ! Deux possibilités, soit cet album est vide et on m’a vendu une production, soit le groupe qui m’a bien plu quelques minutes auparavant sur scène a du mal à vendre ses galettes et fait dans le marketing à la Universal. Nous sommes en Suisse, il s’y vend (très) peu de disques : optons pour la seconde hypothèse et donnons sa chance au troisième grand effort de ce groupe. Le son de Magicrays est résolument pop et on y retrouve de nombreuses références. À la première écoute des noms surgissent : Grandaddy, Coldplay ou même parfois des pointes de R.E.M. quand les compositions deviennent plus rêches. Les guitares sont omniprésentes et tissent de belles ambiances pour la voix de Raphaël Enard. Mais cette voix qui exprime plutôt bien la sensibilité et la finesse des textes manque parfois d’une certaine sincérité (‘‘pedestal’’ ou ‘‘overdrive’’). Je voudrais qu’elle sonne tout le temps comme sur ‘‘postpone’’, point culminant du disque qui a tendance à me faire frissonner. Cette chanson est une perle, simple et efficace à laquelle le phrasé, les guitares montantes, la batterie et même le texte donnent un coté post-rock epic tout à fait délectable. La production est comme prévue fine et sans réelles fautes de goût, si ce n’est parfois justement une sur-production (‘‘overdrive’’) qui enlève l’émotion du chant (… de l’utilité de les voir en concert, pour mieux profiter de la guitare de Grégori Rais, elle aussi enfouie trop souvent dans une production trop propre …). Magicrays est donc une belle découverte dont je préfère les inclinaisons vers Grandaddy plutôt que celles vers Coldplay, mais là c’est une histoire de goûts. La question qui se pose maintenant est de savoir si leur Arizona Dream et le chant de John Parish sur ‘‘inconsolable’’ étaient bien nécessaires à la réussite de ‘‘On the shoreline’’. J’en doute.

note : 8

par jean marc, chronique publiée le 11-05-2004

A voir également :

http://www.gentlemen.ch

http://www.magicrays.com

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