.:.Chronique.:.

Pochette

Kammerer, Margareth

To Be An Animal Of Real Flesh

[Charhizma/Metamkine::2004]

|01 As Your Nightly Dreams 1|02 Carry Your Heart With Me|03 Facing It (remix : Bernhard Fleischmann)|04 Somewhere I Have Never Travelled|05 Open His Head, Baby (remix : Nicholas Bussmann)|06 Facing It|07 Somewhere I Have Never Travelled (remix : Fred Frith)|08 Willow...C'est Que J'aime|09 The Bright Stones (remix : Philip Jeck)|10 The Bright Stones|11 Open His Head, Baby|12 I Carry Your Heart With Me (remix : Christof Kurzmann)|13 As Your Nightly Dreams 2 |14 Estimated Population Of Hell Circa 1976 (Old School Mix) (remix : Odot.Lamm And Lucifer Amp.)|

“To Be An Animal Of A Real Flesh” est le premier album de la chanteuse, guitariste, actrice berlinoise Margareth Kammerer. Premier album pour une artiste qui tourne depuis 1987 sans trop d’interruption. Enfin c’est son premier disque en tant qu’artiste solo. On ne va pas faire le listing de toutes les collaborations de M.Kammerer, ce serait trop long et pour le moins fastidieux mais elle a au fil des années tissé un réseau de relations assez conséquent. Suffisamment important en tout cas pour ne pas avoir de mal à trouver des gens pour remixer ses titres. Et quitte à devoir se faire remixer son travail autant que ce ne soit pas par n’importe qui. Jugez plutôt : Bernhard Fleischmann (Charhizma, Morr Music), Nicholas Bussmann (Kapitalband. 1), Fred Frith (Henry Cow, Art Bears, Massacre), Philip Jeck (Touch), Christof Kurzmann, Olivier Lamm.

En fait cet album n’en est pas vraiment un. En effet un bonne partie des morceaux sont des reprises remixées comme nous avons pu le voir, le reste composant un album assez court de 8 titres intimistes et minimalistes. Cependant notre berlinoise s’est fait épaulé sur quelques titres par d’autres musiciens et là encore pas des manchots : Axel Dörner (Die Enttäuschung), Chris Abrahams (The Necks) et Yoshida Tatsuya (The Ruins). Cet album complètement épuré fait preuve d’une sensibilité qu’on a pu ressentir chez Kristin Hersch (« Hips And Makers ») mais avec un sens mélodique plus sobre. Même si les morceaux dénotent une certaine fragilité il n’en demeure pas moins que l’on ressent une nette assurance chez M.Kammerer. On sait où l’on va, on ne se perd pas dans le larmoyant ou dans la lourdeur. On reste dans une forme de légèreté automnale qui se suffirait presque à elle même. Les versions remixés apportent un plus indéniable qui ne dénaturent en rien la qualité du disque. Ce disque est l’œuvre de quelqu’un de nettement expérimenté et s’écoute avec une curiosité et un intérêt croissant. Cet album est suffisamment prometteur pour qu’on puisse espérer que M.Kammerer n’attende pas trop longtemps pour nous donner de ses nouvelles.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 30-04-2004

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