.:.Chronique.:.

Pochette

AGF

Language Is The Most

[Quecksilber / La Baleine::2004]

|01 Loading / Code In The Noodle Soup|02 Reduced Trust|03 White Flip Flops|04 Salmiakki Pattern|05 Delusion|06 Arriving|07 Schleuchtraumstimmen / Leerzeile|08 Burning Fraquencies|09 Un-de-buged|

La berlinoise Antye Greie a plusieurs cordes à son arc. A part être musicienne elle est aussi auteur, chanteuse, productrice et globalement artiste à part entière. La présente galette a été enregistrée live pendant le Ars Electronica Festival de 2003 et a été retravaillé par A.Greie à Berlin. Ne connaissant pas vraiment le Ars Electronica Festival j’éviterai dans parler. Par contre ce disque peut être pris comme une sorte de témoignage de ce qu’il peut s’y passer. En tout cas AGF délivre ici une électronica minimale et brumeuse qui se complait dans des modulations cérébrales à la beauté glaciale. Antye Greie ne chante pas sur ce disque mais lit des textes d’une voie monocorde et impersonnelle. Alors bien sur cela fait un peu musique conceptuelle qui aurait parfaitement sa place au Centre Pompidou mais on évitera d’avoir une vision de la musique d’AGF aussi réductrice.

« Language Is The Most » est un peu un appréciation post-moderne du monde musical contemporain. C’est comme si A.Greie se posait comme une observatrice avisée, et au-dessus de tous, du monde moderne. Cela peut paraître un peu prétentieux ce que je dis là mais c’est le sentiment que l’on ressent à l’écoute de ce disque. Quoi qu’il en soit il demeure que cet album possède plus d’un atout dans son sac et que si on le juge dans l’absolu « Language Is The Most » est d’une beauté quasi indéfinissable. Ce disque n’est pas un album majeur au sens noble du terme mais il sait être efficace dans sa sobriété. Du moins il rejoint les autres curiosités du jeune label Quecksilber (sous-structure de Staubgold faut-il le rappeler) qui déniche ces quelques perles rares comme s’il s’agissait d’une profession de foi. Que ce soit le cas ou pas peu importe après tout. On goutte son plaisir avec une certaine jubilation même si on admettra que ce n’est pas le genre de disque que l’on passe en boucle. AGF donne une texture sonore suffisamment intéressante pour qu’on puisse se dire que ce disque ne dormira pas dans le fonds d’un placard.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 21-04-2004

A voir également :

http://www.poemproducer.com

http://www.quecksilber-music.com

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