.:.Chronique.:.

Pochette

Swords Project, The

Entertainment is over if you want it

[Arena rock::2003]

Portland, 1999, “The Icebreak” et “Slower Than” jamment ensemble à un concert, résultat: The Swords Project. Un mois plus tard sortait leur premier Ep éponyme, encore quatre ans après, cet album : « Entertainment is over if you want it ».

Un bouleversant « City life », en dehors du réel, nous accueille dès la fin d’une introduction triptico-instrumentale sans nom (« Untitled »). Une voix aiguë sembles nous compter une histoire fantastique, à laquelle on adhère tout de suite, hypnotisé. Les paroles nous sont inconnues mais on les boit sans broncher, et on se sent tout comprendre, comme si chacun d’entre nous avait le libre choix du sens de cette chanson. De toute manière, chez The Swords Project, les paroles sont peu compréhensibles, laissant place aux notes, et peu importe ce qui est dit, ici la voix du bassiste est un instrument. On est bercé, des arpèges de guitare aux sonorités mi boîte à musique, mi harpe, nous font nous sentir légers, vidés de tout souci.

On se laisse aller à l’écoute de la suite de l’album, tranquillement… Le reste est bon, vraiment. Divers, varié, toujours dominé par cette voix. Enfin, au milieu du cd, The Swords Project enfonce le clou, avec un brillant, et tourbillonnant, « Audience of one », qui avec ces 10 minutes 9 secondes arrête littéralement le temps. Violon, synthé, guitare, tout y passe, et nous on écoute, on flotte.

On était déconnecté dès le début, bien que tout de même un peu hésitant, mais soudain la musique s’arrête, on lève la tête, et tout se confirme : on est dans un ailleurs du début à la fin de cet album.

note : 7.5

par rentboy, chronique publiée le 16-04-2004

A voir également :

http://www.theswordsproject.com/

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