.:.Chronique.:.

Pochette

Pure

Bodyhammer

[Praxis / Toolbox::2004]

Ces dernières années on avait plutôt eu l’habitude d’entendre Peter Votava aka Pure dans un autre registre. Après avoir publié des disques de dark ambiant chez Mego, Staalplaat ou d0c on découvre que P.Votava possède une autre facette sur laquelle il se lâche complètement. Pour évoluer dans cet autre univers Pure a pris d’autres pseudo comme DJ Pure, Information : Overload, Violent Shit, PL ou Slab. Sous ces différents noms Pure s’est mis à faire une techno hardcore qui a cet avantage d’être un peu plus raffiné que ce qui se fait habituellement. Il n’en demeure pas moins qu’on en prends plein la tête et qu’on en a également pour son argent. « Bodyhammer » est, en effet, un double album qui contient pas loin de 2h30 de musique. « Bodyhammer » est en même temps une compilation des morceaux qu’il avait enregistré sous ses multiples pseudos. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne prend pas de gants. Le premier morceau, qui peut être pris en guise d’introduction, sera à considérer comme un accident heureux plaçant le calme avant la tempête.

Pour ceux qui connaissaient Pure avec des albums comme « Low » (Staalplaat) ou « Noonbugs » (Mego), la surprise risque d’être de taille. Pure ne nous épargne aucune outrance du genre hardcore reprenant même les recettes qui ont popularisé ce genre. Du coup on pourrait se croire dans n’importe quelle rave digne de ce nom. Pure n’en est pourtant pas réduit à faire du bourrinage classique, sans relief ou sans âme. Votava arrive tout de même à varier ses effets de manière assez intelligente donnant un côté festif dans le plus bon sens du terme. Cependant un double album tel que celui-ci finit toujours par saturer un peu son auditeur. Ce n’est pas le genre d’album qu’on écoute de bout en bout sans arriver à une certaine forme d’overdose. Finalement c’est un peu à l’image de la pochette, on finit fatalement par recevoir un coup de massue.

« Bodyhammer » est disque extrémiste qui ne fait aucun compromis mettant chacun au pied du mur : on le suit dans cette forme de tribalisme ou on décroche assez vite. A vous de voir.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 12-04-2004

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