.:.Chronique.:.

Pochette

Gerrard , Lisa

Whalerider

[4AD::2003]

|01 Paikea Legend|02 Journey Away|03 Rejection|04 Bicking Home|05 Ancestors|06 Suitcase|07 Pai Calls The Whales|08 Reiputa|09 Disappointed|10 They Came To Die|11 Pai Theme|12 Paikea's Whale|13 Empty Water|14 Waka In The Sky|15 Go Forward|

Le dernier album de Lisa Gerrard produit avec Paul Cassidy (« Immortal Memory ») dernièrement avait été une petite déception. Cette dernière fut si surprenante que j’ai eu du mal à me plonger dans cette B.O. de peur de ressentir les mêmes effet d’ennui et de bofittude généralisé. Ce n’est donc pas sans une petite appréhension que je me suis attelé à ce disque. Finalement dès les premiers instants j’ai été rassuré d’entendre que Lisa Gerrard était encore capable de faire les choses bien. Adieu donc les gladiateurs hollywoodiens, bonjour les baleines et les grands fonds. Et ce n’est pas plus mal finalement car L.Gerrard retrouve un peu ses thèmes de prédilection qui donnent ce côté mystique et envoûtant. Bien que la B.O. soit un exercice imposé et que la tendance actuelle est plutôt à l’uniformisation et du formatage des bandes sonores pour film (il n’y a qu’à voir la mésaventure récente de Gabriel Yared aux U.S.A.) L.Gerrard met toute sa personnalité au service du film. Plus étonnant ce n’est pas sa voix qui est mise en avant comme il a été d’usage pendant longtemps. L.Gerrard fait en effet la part belle à l’orchestration la voix passant au second plan.

« Whalerider » est un album lent. Lent comme la capacité de mouvement des cétacés. On s’imprègne ainsi d’une musique saisissante de clarté et à la force évocatrice des plus efficace. Certains passages, comme sur « Empty Water », ne sont pas sans rappeler les grandes heures du Dead Can Dance et notamment l’époque «The Serpent’s Egg ». Il n’est pas question d’entrer dans une quelconque forme de nostalgie mais simplement de voir que L.Gerrard suit logiquement le chemin qu’elle avait commencé à tracer en compagnie de Brendan Perry. « Whalerider » est sans doute son album post Dead Can Dance le plus mystique, celui qui sied le mieux, en tout cas, à ce qu’on attend d’elle. Et malgré cela elle arrive encore à surprendre son monde en sortant un album inspiré. Du moment que l’on ne tombe pas dans la routine.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 12-04-2004

A voir également :

http://www.4ad.com/

?>