.:.Chronique.:.

Pochette

Gobeil, Gilles & Lussier, René

Le Contrat

[Empreintes Digitales / Metamkine::2004]

|01 Les Remparts|02 La Gageure|03 Le Chapelet|04 La Nuit La Plus Longue|05 La Forêt|06 Le Cabinet D'Etude|07 Rats Et Contrat|08 Le Premier Baiser; L'Amour Pointe|09 Le Lavoir|10 Le Flagorneur|11 La Chambre De Marguerite|12 Le Duel|13 Les Bijoux|14 La Caverne|15 Le Jardin; Les Chevaux Noirs; L'Entremetteuse|16 La Cathédrale|17 L'Ecolier|

En France nous avons l’INA-GRM pour tout ce qui concerne les musiques acousmatiques et concrètes. Vous savez tous les Pierre Henry, François Bayle, Michel Chion, Bernard Parmegiani, Jean Schwarz ou autre Christian Zanési. Il existe son équivalent au Québec. Enfin tout du moins une structure qui édite les compositeurs canadiens de ce type si particulier de musique. Empreintes Digitales a ainsi pu publier des gens comme Robert Normandeau, Yves Daoust ou Francis Dhomont. Gilles Gobeil et René Lussier ne nous sont pas forcément inconnus. G.Gobeil est l’un des compositeurs principaux de la Montréal School et remporté de nombreux prix internationaux pour ces compositions (Bourges, Luigi-Russolo, Ars Electronica). Quant à René Lussier, celui-ci est surtout connu pour ses collaborations avec Fred Frith, Eugene Chadbourne, Jean Derome ou Martin Tétreault.

« Le Contrat » est librement inspiré du « Faust » de Goethe et a nécessité plus de sept ans de travail avant d’arriver au résultat final qui a finit par arriver entre mes mains. Il y a toujours un côté mystique dans ce genre de musique, une musique qui se voudrait presque hors du temps mais qui serait comme une forme de reflet de l’humanité. G.Gobeil et R.Lussier ré-utilisent tous ces dogmes, ce mélange de musique électroniques, de bandes, de sons acoustiques, de lectures de textes etc… On assiste également à des mélanges d’ambiances. Le duo a su faire varier leurs compositions passant de moments à la limite de l’ambient à des moments nettement plus baroques.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est ce style musical ne vous attendez pas à une redite de « Messe Pour Un Temps Présent » parce que j’aurai cité Pierre Henry. On en est très loin même. Les deux canadiens font comme leurs collègues c’est à dire qu’ils expérimentent tous les formes de sons en créant une musique volontairement complexe mais qui ne demande qu’à s’épanouir. Ce sera peut-être l’occasion de découvrir un label et des artistes hors normes qui délivrent une musique certes difficile mais tout à fait enrichissante.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 06-04-2004

A voir également :

http://www.electrocd.com

?>