.:.Chronique.:.

Pochette

Band Of... Blacky Ranchette, The

Still Lookin' Good To Me

[Thrill Jockey ::2003]

|01 The train singer's song|02 Searing wine|03 Rusty tracks|04 Mope a long rides again|05 Getting it made|06 Under the table|07 Working on the railroad|08 Bored lil' Devil|09 The muss of paradise|10 Left again|11 The moon of impulse|12 Airstream|13 My hoo ha|14 Square|

Dans une récente interview, Valérie Leulliot d'"Autour De Lucie" racontait que ce qui l'avait marqué à propos de la scène musicale de Tucson, Arizona, était l'esprit d'ouverture des musiciens, tout le monde jouant avec tout le monde. Preuve s'il en est besoin (parmi une longue liste), cet album de The Band Of... Blacky Ranchette. Derrière ce nom, l'omniprésent Howey Gelb. On se passera des présentations, tant toute bonne discothèque se doit de contenir au moins un album du monsieur ou de son dernier groupe, Giant Sand. Howe n'est pas loin en effet d'être une des meilleurs choses qui soit arrivé à la musique américaine, avec Tom Waits et Sparklehorse. Et si ces deux noms ne figurent pas au générique de ce Still Lookin' Good To Me, d'autres jolis noms se bousculent au portillon. Ainsi, l'on croisera les compagnons de toujours John Convertino et Joe Burns (les deux Calexico), prêtant ici et là leur service, basse, violon, batterie... Autres têtes, non des moindres : Jason Lytle de Grandaddy et Kurt Wagner de Lambchop : Gelb est allé chez le premier pour une reprise d'une chanson traditionnelle, tandis qu'il jouait de la guitare quand K. Wagner conduisait et chantait vers l'aéroport de Nashville. En effet, il ressort de cet album un esprit de simplicité et de complicité, les chansons étant enregistrées de façon très spontanée, ici un live, là en pleine nature ou sur la route. De même pour les invités : Chan Marshall vient pousser la chansonnette en toute innocence, laissant ses troubles au vestiaire.

On pourra objecter qu'il n'y pas grand choses de neuf dans la musique de l'Américain, qu'il se contente de rejouer ses chansons mi-folk mi-country mi-rock, avec quelques influences européennes (comme sur « Get It Made »). On pourrait comparer cet album avec l'autre qu'il a sorti la même année sous le nom de Howe, "The Listener", très travaillé et arrangé, où notre homme s'ouvrait d'avantage aux musiques du vieux continent. Mais c'est sans compter sur le plaisir d'avoir de ses nouvelles, qu'elles soient écrites sur du joli papier lettre ou sur un vieux bout de papier froissé, jauni par le soleil.

note : 8

par franck, chronique publiée le 01-04-2004

A voir également :

http://www.giantsand.com

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