.:.Chronique.:.

Pochette

Liars

They Were Wrong, So We Drowned

[Mute::2004]

|01 Brocken Witch |02 Steam Rose from the Lifeless Cloak |03 There's Always Room on the Broom|04 If Your Wizard Then Why Do You Wear Glasses?|05 We Fenced Other Gardens With The Bones Of Our Own|06 They Don't Want Your Coin - They Want Your Kids|07 Read The Book That Wrote Itself|08 Hold Hands And It Will Happen Anyway|09 They Took 14 For The Rest Of Our Lives|10 Flow My Tears The Spider Said|

A peine leur premier album sorti, une sorte de punk funk endiablé, contenant l' énorme «Mr Your on Fire Mr », single dansant parfait, les Liars nous avaient mis en garde, déclarant qu' ils pourraient, par la suite, tout aussi bien se tourner vers le free jazz ou la techno la plus minimaliste.

Quelque part, le gang de Brooklyn a tenu ses promesses, puisque effectivement, le quatuor devenu trio (exit la section rythmique) s'est mis en danger sur ce deuxième disque, refusant de réappliquer les formules qu'il maitrisait déjà si bien. D' après ses auteurs, «They Were Wrong So We Drowned» est un concept album inspiré par « l' étrange culte de sorcières allemandes». Etrange, il l'est sans aucun doute, certains titres demanderont plusieurs passages sur votre chaine avant d' être apprivoisés, et même après cela, deux ou trois resteront encore des points d' interrogation. Aussi, condamner le disque après une ou deux écoutes relève de la fainéantise. Car petit a petit, l'oreille s'habitue aux sons étranges, aux fracas électroniques, aux interventions inattendues des guitares, à cette batterie assomante, aux cris effrayés que l'on entend au loin...et l'on découvre alors, que la plupart des morceaux ont une progression voire une logique. Ainsi une bonne moitié de l'album est franchement réussie, la voix d'outre tombe d' Angus Andrew alliée à la folie d' Aaron Hemphill, proclamé guitariste le plus inventif de New York , aimant mal traiter les synthés autant que sa six cordes, donnent des compositions qui traduisent de la meilleure des façons: la peur, le chaos, la mort.

On ne jouera pas les ellitistes en disant que cet album est un pur chef d'oeuvre, mais tout de même, ce disque osé et malsain est un objet unique, la bande son parfaite de vos pires cauchemards.

note : 8

par Yann, chronique publiée le 17-03-2004

A voir également :

www.liarsliarsliars.com

.:.Un autre regard.:.

Gros mensonge ou bad trip, un nouvel album des Liars s'écoute avec curiosité et intérêt, depuis que le "they threw us in a trench…", premier album officiel avait non seulement flatté les tympans des auditeurs et réchauffé les mollets atrophiés. Las, si les menteurs savent flamber une scène ou planter une ambiance, leur nouvelle livraison ressemble à une tentative avortée de se démarquer de leur production antérieure. Rythmes anémiques, pannes de courant à répétition, expérimentation no-power, ce qui aurait pu constituer le renouveau du Rock en occident plantant loin derrière les Rapture ressemble à une bouillabaisse de junkies, où l'on s'amuse plus à deviner les poissons camés de la recette qu'à apprécier la bonne soupe. A sauver de la pendaison, le côté atmosphérique de la chose, le disque se laisse écouter en épluchant les patates ou en fond sonore de télé-foutre, la parfaite bande son malsaine d'un porno glauque où les acteurs auraient refusé de se déshabiller.

note : 4

par drezco, chronique publiée le 17-03-2004

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

popop : avis du rédacteur
jean marc : avis du rédacteur
Fabien : avis du rédacteur

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