.:.Chronique.:.

Pochette

Desert Sessions, The

9 (I See You Hearnin Me) & 10 (I Heart Disco)

[Ipecac::2003]

|01 Dead In Love|02 I Wanna Make It With Chu|03 Covered In Punks Blood|04 There Will Never Be A Better Time|05 Crawl Home|06 I'm Here For Your Daughter|07 Powdered Wig Machine|08 In My Head... Or Something|09 Holey Dime|10 A Girl Like Me|11 Creosote|12 Subcutaneous Phat|13 Bring It Back Gentle|

The Desert Sessions est un projet un peu à part. Sans doute parce qu’il regroupe à chaque fois des musiciens d’horizons différents. Imaginé en 1997 le projet fut bâti autour de Joshua Homme de Queen Of The Stone Age et des musiciens de Soungarden, Kyuss, Monster Magnet, Goatsnake et Earthlings ? qui enregistrèrent leurs premiers morceaux dans le studio Rancho De La Luna dirigé par Fred Drake, aujourd’hui décédé, et Dave Catching. Pour ces sessions 9 & 10 J.Homme s’est entouré d’autres musiciens et pas que des branleurs. Jugez plutôt : Polly Jean Harvey, Dean Ween (Ween), Alain Johannes (Eleven), Twiggy Ramirez (ex-Marilyn Manson), Chris Goss (Master Of Reality), Dave Catching (Earthlings?, Mondo Generator), Joey Castillo (QOTSA, Danzig), Troy Van Leeuwen (QOTSA, A Perfect Circle)… Bref cela peut faire un peu peur. Peur que cela soit un peu trop pompeux, trop lourd à digérer.

Finalement on est assez vite rassuré. Ce disque tient largement la route et fait un peu plus que se défendre. On assiste à tout ce que le rock U.S. a pu sortir de bon ces vingt dernières années. Un rock honnête, sans fioritures, qui ne se laisse pas déborder par la moindre approximation. Un rock de pro en somme. Un peu trop pro peut-être. Mais ne soyons pas mauvaise langue ce disque est tout à fait réjouissant et surclasse largement ceux qui essayent de s’aventurer sur des chemins similaires. On sent que les musiciens se sont fait plaisir sur cet album qui sent la décontraction à plein nez. Et comment résister aux apparitions lumineuses d’une Polly Jean Harvey et du chant habité d’un Joshua Homme manifestement en pleine forme ? Pourtant ce disque ne sort guère d’une certaine forme de classicisme. Mais ici que le classicisme a du bon ! On dit le rock en perte d’imagination. Sans doute et cela fait longtemps que ça dure mais il est encore capable de réchauffer un cadavre qui n’en finit plus de se refroidir. Car le rock a encore ces quelques sursaut d’orgueil qui font que celui-ci n’est pas encore tout à fait mort. Le rock n’a donc pas dit son dernier mot, The Desert Sessions non plus.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 12-03-2004

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