.:.Chronique.:.

Pochette

Brandlmayr, Dafeldecker, Németh, Siewert

Die Instabilität Der Symetrie

[Grob / Metamkine::2004]

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Voilà un disque de musique improvisée dans tout ce que cela peut supposer en recherche sonore et complexité artistique. Comme souvent ce genre de disque est enregistré en public et celui-ci ne déroge pas à la règle. Enregistré, et en même temps co-produit par le label autrichien dOc, au Musée de Vienne pour la manifestation « Applied Art » le 2 avril 2002, le quatuor s’est inspiré d’une pièce musicale que W.Dafeldecker avait écrit un an plutôt. Entre jazz improvisé et électronique minimale ce disque est pour le moins contemplatif. De toute façon c’est tout l’un ou tout l’autre avec les musiques improvisées. Soit on part dans des délires fiévreux et bruyant soit on reste dans un optique plus intimiste et plus abstraite. On pourra donc mettre « Die Instabilität Der Symetrie » dans cette dernière catégorie.

Un album résolument sombre ou plutôt gris et brumeux comme sa pochette. J’ai pourtant eu du mal à rentrer dans ce disque. Je dis pourtant parce que bien que j’ai l’habitude d’écouter ce genre d’effort musical je n’ai pas ressenti ici de choc précis ou de sentiment particulier à son égard. Malgré plusieurs écoute j’en étais rendu à un point où l’indifférence primait. En fait je ne voulais pas entendre. Car, comme souvent, ce genre d’album demande un effort d’attention un peu au-dessus de la moyenne. C’est le genre de disque qui vous réclame tout entier. Vous ne pouvez que vous résoudre à faire cet effort de concentration et de vous laisser vous imprégner. Finalement le quatuor n’est parfois pas loin de certaines productions embrumées du label Kranky enfin du moins c’est assez révélateur quand on écoute la « Part 4 ». Une musique aérienne et presque limpide qui malgré son apparent hermétisme ne laisse pas trop de marbre si l’on se donne un peu la peine de rentrer dans le jeu des quatre musiciens. « Die Instabilität Der Symetrie » ne laissera sans doute pas un souvenir impérissable mais il aura eu le mérite de remonter dans mon estime au fil des écoutes laissant ainsi apparaître une qualité qui était loin d’être évidente au début.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 10-03-2004

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