.:.Chronique.:.

Pochette

Metaxu

Rumors Of War

[No Type / Metamkine::2004]

|01 28/06/1914 Sarajevo|02 25/03/1999 Belgrade|03 01/04/1939 Alicant|04 07/02/1964 Saigon|05 06/09/1945 Hiroshima|06 07/12/1941 Pearl Harbour|07 25/06/1950 Seoul|08 01/09/1939 Warsaw|09 08/03/1917 St. Petesburg|10 02/05/1982 Falkland|11 11/09/2001 New York|12 09/04/1948 Deir Yassin|

Le thème de ce disque est, chacun l’aura compris en voyant les intitulés des titres, la guerre. Cette guerre qui a jalonné le vingtième siècle comme la peste et qui grâce à la médiatisation l’a encore rendue plus ignoble. Il n’y a aucune fierté à faire la guerre et on y trouve aucun honneur. J’enfonce des portes ouvertes me direz-vous mais les aficionados de la bonne guerre sont encore nombreux et il y en a encore qui lui trouve une quelconque vertu. De là on ce que l’on trouve cela normal il n’y a pas loin. Triste monde. Les leçons de l’Histoire ne se retiennent pas ou si peu.

Ce duo composé par les romains Maurizio Martusciello et Filippo Paolini nous proposent de nous rafraîchir un petit peu la mémoire. Les deux hommes qui ont formé ce groupe en 1997 on t pris pour habitude de faire des expérimentations électro-acoustiques que ce soit sous forme de compositions ou d’improvisations. Sur « Rumors Of War » le duo est relativement accessible et propose des compositions post-apocalyptiques à la noirceur évidente. On a l’impression de rentrer dans un vaste no man’s land où rien ne pourrait survivre. « Rumors Of War » est une œuvre sombre et guère optimiste mais le thème abordé par les deux italiens ne l’est pas beaucoup. Cependant et malgré une certaine lenteur et un minimalisme omniprésent les morceaux dégagent une force peu commune. La guerre, finalement, c’est la misère humaine, le recours des faibles et l’absence d’humanité. Metaxu se veut le relais de ce sentiment. Qu’a t’on à gagner dans la guerre ? Metaxu donne a réponse : la désolation. Ce disque est comme une sorte de requiem moderne, celui de l’humanité dans sa globalité, du moins celle qui se laisse attirer par des idées extrêmes. Le message que Metaxu veut laisser passer est somme toute assez clair : n’oubliez pas !

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 08-03-2004

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