.:.Chronique.:.

Pochette

Mellow

Perfect colors

[Atmosphériques::2004]

|01 Perfect colors|02 Fantastic|03 Love ain't the answer|04 Goodbye|05 Drifting out of sight|06 It was raining|07 Where flowers don't grow|08 Between the lines|09 Going downtown|10 Out of reach|11 In the meantime|12 Drifting out of sight (orchestral version)|

Après un premier album, « another mellow winter », en 1999, puis « Dragonfly », la BO du film CQ (dans la famille Coppola, je demande le fils…), Mellow nous revient avec « Perfect colors ». Cet album tourne en boucle dans mon lecteur depuis maintenant pas mal de temps, et j’ai vraiment du mal à en parler dans une chronique. La raison en est qu’il est difficile de résumer en quelques lignes un album aussi riche et aussi prenant. Mellow se reconnaît des influences diverses telles que Air (Patrick Woodcock, le chanteur-guitariste-bassiste-pianiste…, a d’ailleurs collaboré avec eux sur l’album Moon Safari), King Crimson ou Pink Floyd.

On retrouvera tout de même une certaine unité dans les titres de l’album, ou plutôt il est plus exact de parler dans ce cas de fil conducteur. Car en effet, pratiquement toutes les chanson ont un petit côté psychédélique. Mais l’album est loin de se réduire à un revival des années 70. Ainsi, la chanson « Perfect colors » est en plus une très jolie pop song. « Fantastic » a quant à elle des petits échos sortis tout droits des années 80, provenant de l’utilisation quelque peu ludique d’un synthé. « Love ain’t the answer » ressemble à un clin d’œil moderne et urbain à Pink Floyd, avec sa structure en chapitres et son téléphone qui sonne dans le vide au début et à la fin du titre. « Goodbye », qui ne pouvait évidemment pas être situé en fin d’album, est une folk-song pleine de poésie. On pourrait passer ainsi en revue tous les titres de l’album, et trouver à chacun sa spécificité (« where flowers don’t grow » est par exemple plus électro, « Going downtown » est une déflagration rock au milieu de toutes ces chansons calmes), mais le fil conducteur évoqué plus haut est toujours présent, de manière plus ou moins ténue. « Out of reach » évoque à s’y méprendre la BO d’un film des années 70, où le rock se mêle aux improvisations à la flûte.

C’est finalement avec plaisir et sans résistance qu’on se laisse entraîner par Mellow au gré de leurs envies musicales, que l’on laisse notre esprit vagabonder au fil de ces sonorités, de ces images et de ces couleurs que leur musique suggère si bien.

note : 8.5

par Claire, chronique publiée le 01-03-2004

A voir également :

www.mellow-workshop.com

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

dorian : avis du rédacteur
popop : avis du rédacteur
Yann : avis du rédacteur

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