.:.Chronique.:.

Pochette

Iditarod, The

The River Nektar

[Blue Sanct / BMI::2003]

The Iditarod nous vient du fin fond de l’Amérique. Ca vous parle Barrington ? Moi pas vraiment à franchement parler. Enfin c’est comme si on parlait à un américain de l’un de nos nombreux patelin. Il s’en ficherait comme de l’an 40. Là c’est un peu pareil. Barrington ? Oui, bon, et après ? Après il y a The Iditarod, groupe qui déclenche autant l’enthousiasme qu’un André Rieu devant un parterre de métalleux. The Iditarod nous délivre une musique folk épurée de tout artifice. Nous ne sommes pas loin de l’asphyxie tant la sobriété de l’album est éloquente. Jeffrey Alexander est la plupart du temps seul avec sa guitare accompagnant modestement la chanteuse Carin Wagner. Enfin chanteuse est un bien grand mot. On pousse laborieusement la chansonnette. Parfois on peut entendre d’autres instruments à la discrétion exemplaire.

On pourrait bien classer le duo dans la veine d’un Will Oldham, d’une Julie Doiron ou d’un Smog balbutiant mais ce parallèle n’est pas forcément un gage de qualité. The Iditarod traîne ainsi son spleen comme le pire des calvaires. A se demander si ils croient vraiment à ce qu’ils jouent. L’univers du groupe est pessimiste et froid mais il arrive parfois à tirer son épingle du jeu comme sur « Boat » mais c’est tellement rare que cela passe presque inaperçu. Les reprises des morceaux de Donovan et de Brain Eno ne changeront pas grand chose à l’affaire. « The River Nektar », qui est en fait une réédition, est agrémenté de 9 ( !!) morceaux bonus du même tonneau. The Iditarod s’ennuie ferme sur ce disque, qu’ils se rassurent ils ne sont pas les seuls.

note : 4

par Fabien, chronique publiée le 15-02-2004

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