.:.Chronique.:.

Pochette

Wirkus, Paul

Inteletto D'Amore

[Quecksilber / Chronowax::2004]

|01 Wlot|02 Blask|03 Physikerin|04 Inteletto D'Amore|05 Facsimile|06 Aldrin|07 Breakfast Dance|08 Wylot|

Paul Wirkus est un vétéran. Actif depuis les années 80 on l’a vu jouer du jazz ou de la musique improvisée. Mais P.Wirkus a plusieurs cordes à son arc. Dans les années 80 il faisait parti d’un groupe punk dénommé Karcer puis a participé à une formation post-rock, Mapa, dans les années 90. Finalement c’est vers la musique électronique minimale que notre ami polonais s’est tourné. « Inteletto D’Amore » est son troisème album mais le premier pour le label Quecksilber. Ses deux premiers disques (« Echo », qui était en fait une cassette qu’on a pu retrouver sous forme de cd-r mais limité à 50 exemplaires, et « Mimikry ») était jusqu’alors disponibles sur le label Gusstaff Records.

Qui dit minimale dit, un peu quelque part, intimiste. C’est sans doute bien le mot qui caractérise la musique du polonais. P.Wirkus ne fait pas dans l’esbroufe mais il cherche plutôt à toucher son auditoire de manière apaisante. Mission réussie. L’ambiance flottante qui règne tout au long de ce disque est réellement imprégnée d’une douceur qui semble vous envelopper dans un calme olympien. Ambient, ambient ! Brian Eno a eu une idée de génie en créant cette forme de musique. Tous ceux qui font un tant soit peu de musique électronique minimale lui doivent un petit quelque chose. Même si sur « Blask » on peut entendre une petite influence de Suicide ou sur « Physkerin » trois fois rien de Legendary Pink Dots, P.Wirkus fait parti de ceux qui ont très bien digéré leurs classiques. Cette musique électronique minimale a ceci de beau qu’elle ne lui suffit de pas grand chose pour faire passer une émotion. Eno l’avait fort bien compris et Wirkus, comme tant d’autres, s’est laissé convaincre.

« Inteletto D’Amore » est donc bien un disque d’electronica sensible, jamais loin d’une production Mille Plateaux, Staalplaat ou voire ayant quelques affinités avec Pan-Sonic (cf. « Kulma »), on en ressort avec le sentiment d’avoir un peu retrouvé de sérénité. En ces périodes moroses un disque comme celui que P.Wirkus nous a gratifié fait un bien fou. C’est la moindre des choses.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 12-02-2004

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